mardi 23 août 2016

Le Vieux Pépé

C'est comme ça que Batgirl l'a appelé l'autre jour, "Le Vieux Pépé". Par opposition à l'autre Pépé, beaucoup moins vieux. Combien de siècles les séparent ses deux Pépé dans sa tête de petite fille de sept ans ?

Je ne sais pas. 

Ce que je sais, c'est le papier : 30 mois seulement. Sur une vie qui dépasse les 85 ans. Qui s'approche des 90 pour le "Vieux Pépé". Il n'y a que 30 mois de différence d'âge. Et pourtant. Et pourtant, quand on les regarde, on croirait qu'il y a bien plus. 

Nous ne sommes pas tous égaux devant l'âge. Et quand l'un, frétillant jeune homme de pas tout à fait 86 ans, continue sa vie, "bon pied bon œil", l'autre ne quitte désormais plus son lit. Il a l'air d'un vieillard sans âge, frêle silhouette ratatinée au fond de son lit. On ne voit désormais presque plus ses beaux yeux bleus. Un coup de vent pourrait l'emporter avec lui. En comparaison, à Noël dernier, il était vaillant ... Aujourd'hui, il n'est même plus l'ombre de lui-même.

Que pense t'il ? Que ressent il ? Comment vit on ces instants, ces jours, ces semaines quand tout s'éteint petit à petit, au crépuscule d'une vie qui s'éternise ? Est-il encore avec nous ? Est-il déjà parti ? Je ne sais pas. 

Il y a 18 ans, nous avons côtoyé la maladie. La mort avait emporté les mémés, l'une après l'autre. Elles étaient jeunes. Aujourd'hui, cette fichue camarde revient nous hanter, non pas sous les traits d'un cancer plutôt foudroyant, mais ceux de la très grande vieillesse.

Elle est sournoise la vilaine. Elle peut se faire languir encore quelques temps. Je ne le sais que trop bien. 

"Si tu veux revoir une dernière fois ton grand-père ..."

Et Batgirl nous demande, la voix hésitante : "Mais alors, je ne reverrai plus le Vieux Pépé". Nous devons lui répondre que non, en effet, elle ne le reverra plus. 




jeudi 11 août 2016

Arrêtons de trembler

Alors ça y est ? C'est officiel ? Ils ont gagné ? On abdique déjà ? Je n'en reviens pas. Je nous pensais un peu plus combatifs ... Et les "Je suis en Terrasse", "Je suis au bistrot" ? Où sont ils passés ? Ce n'était qu'une bravade, histoire de mais en fait on n'en pensait rien du tout ...


Quelques attentats, et c'en est déjà fini de nous ? On annule les évènements les uns après les autres. Et s'ils sont maintenus, personne n'y va, par peur ? Non mais on va les laisser gagner si facilement ? Quelle sera la prochaine étape maintenant ?

Il y a près d'une semaine, Martine annulait la grande braderie de Lille. Ça ne m'a pas beaucoup effleurée. Je me suis dit que c'était logique, après tout. Comment sécuriser correctement une telle manifestation ? Je la comprenais.

Et puis. Et puis mardi, la nouvelle est tombée : Marcangeli annule le concert de l'année à Ajaccio. Celui que tout le monde attend avec impatience depuis des mois, voire des années. Le concert des Plus belles voix de The Voice. Et là, là, j'ai vraiment été choquée, attristée, peinée, démoralisée. Le concert des plus belles voix, zut à la fin. On n'aura pas droit au concert de l'année !

Bon, sérieusement, jusqu'à ce que je lise la nouvelle dans le journal, j'ignorais jusqu'à l'existence même de ce concert. Et, par voie de conséquence, je ne comptais pas franchement m'y rendre. Par contre, si jamais Muse se décidait à venir faire un tour sur mon île, pour sûr, je serais une des premières à réserver ma place ... J'arrête, là n'est pas le sujet de la discussion.

Et, trêve de plaisanterie foireuse, j'ai vraiment été abasourdie par cette annulation plus que par celle de la Grande Braderie de Lille. Il n'y a aucun chauvinisme dans l'affaire. Il y a juste que pour Lille, j'arrive à cerner les raisons qui ont poussé la mairie à annuler : des millions de visiteurs dans la ville, toutes les rues prises, la proximité avec la Belgique (Fournisseur Officiel d'un certain nombre d'abrutis suicidaires depuis quelques temps). Bref, j'arrive à comprendre.

Mais pour Ajaccio, j'ai un peu plus de mal. Déjà, ce n'est qu'un concert et sécuriser un concert, je pense qu'on sait à peu près faire. Ensuite, en ce qui concerne les crétins embrigadés allumés du "djihad", franchement, je ne suis pas sure qu'il y en ait vraiment beaucoup par chez nous déjà capables de faire une connerie ... (je me trompe peut être mais telle est mon opinion). Après, je veux bien entendre les raisons invoquées qui sont qu'il y a pas mal de festivités sur le week-end dans la ville et notamment deux manifestations quasi simultanées (ledit concert et un feu d'artifice), qu'on manque de forces de l'ordre pour tout faire dans les meilleures conditions possibles. 

Mais voilà, cela me laisse un sale arrière goût dans la bouche tout ça. L'arrière goût est d'autant plus vilain que Marcangeli et Aubry ne sont pas les seuls à annuler des festivités, des manifestations. Que nombre d'autres maires ailleurs en font autant. L'arrière goût est d'autant plus mauvais que mes concitoyens désertent désormais nombre des traditionnelles festivités, par peur.


Malheureusement, je crains que nous n'en ayons pas fini avec les attentats. La situation pourrit depuis bien trop longtemps, dans beaucoup trop de domaines, pour être solutionnée facilement et rapidement. Nous allons devoir vivre avec. Et nous, en tant que citoyens de ce pays, nous avons plusieurs défis à relever : ne pas laisser la haine nous envahir à notre tour, ne pas laisser la colère prendre le dessus et ne pas laisser la peur contrôler nos vies. Cela ne veut pas dire de laisser couler les choses et tout laisser passer. Cela veut aussi dire que nous devons rester vigilants vis-à-vis de ceux qu'on laisse diriger le pays.

Mais cela veut surtout dire que nous devons continuer à vivre comme avant. Faire ce que nous faisions avant. Et si avant, nous allions voir un feu d'artifice ou allions à un concert, continuer à le faire. Continuer à vivre, à rire, à aimer. A boire des canons et trinquer à la vie. Leur opposer notre soif de vie est notre arme.

Et que nos élus, locaux et nationaux prennent enfin leurs responsabilités. Qu'ils fassent ce pour quoi ils ont été élus. Qu'ils mettent en œuvre les moyens nécessaires pour assurer notre sécurité. 

Que nous mettions tous en œuvre les moyens de vivre ensemble en paix. 

Parce que là, je ne sais pas où on va mais ce n'est pas très joli. Je ne sais pas où nous allons mais nous y allons plein pot, en appuyant un peu sur l'accélérateur chaque jour, chaque minute qui passe pour voir d'un peu plus près à quoi ça ressemble.

lundi 8 août 2016

La vie dure longtemps

Le soleil est au zénith, dardant son monde de ses brûlants rayons. A cette heure, seuls les touristes sont assez courageux pour les affronter. 

Eux se sont installés bien commodément à la terrasse, à l'ombre. Un verre de rosé à la main, ils discutent de l'ensemble des problématiques du secteur, de ce qui a d'ores et déjà été mis en place. De ce qui va l'être, prochainement. Les dossiers avancent, à leur rythme.

Chi va piano, va sano, e lontano. 

Le temps s'étire, tout doucement, lentement. Il dure longtemps. On est au travail mais on pourrait tout aussi bien être des vacanciers, à cette heure-ci. Si l'on oubliait la teneur des conversations et les tenues vestimentaires non adaptées au lieu.

La dolce Vita ? Littéralement la douceur de vivre. La vie douce. La belle vie. Si l'on pouvait toujours vivre ainsi, sans courir après le temps. Sans être toujours pressé. C'est beaucoup plus facile à appliquer en Corse, en plein cœur de l'été qu'à Paris, en plein cœur de l'hiver. Je vous l'accorde bien volontiers ! 

Et pourtant, ne vous y trompez pas, on est bien au travail. Ne vous y trompez pas, on ne croit pas le contraire. Et le centre des discussions reste bien le travail et les dossiers. La saison est brûlante cette année. Beaucoup de monde, peu d'eau, un réseau électrique sous tension.

Mais cette douceur de vivre reste. Elle est là, imprégnée en nous. Rien ne sert de courir. Tout avance et chacun connaît et prend ses responsabilités.

Mais après tout, pourquoi se justifier ? Il n'y a pas de raison. Tant que le travail est réalisé, qu'importent les conditions, non ?


On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d'un million d'années
Et toujours en été.

lundi 1 août 2016

La Catwoman ayant glandouillé tout juillet ...

... se retrouva fort dépourvue quand août fut viendu !

Toujours la même rengaine : comment revenir après une si longue absence ? Comment revenir à la civilisation lorsque, un mois durant, on a pris non pas le maquis mais l'alpage comme domicile principal ?

J'étais tranquille, j'étais peinarde. Non pas accoudée au comptoir ou au flippeur. Mais à tailler une bavette avec les marmottes et les chamois. Seuls les bouquetins ne se sont pas joints à la fête. Et me voilà replongée, d'un coup d'un seul, sans préavis dans le monde réel.

C'est tous les ans la même rengaine. Mais cette année encore plus que les autres.

La tête encore pleine de montagnes, d'alpages, de bestioles et de mômes râlant après leurs parents indignes qui les font marcher alors qu'il y a un télésiège juste au dessus de leur tête pour les amener sans trop de fatigue à destination. La tête encore pleine de tout ça, il faut se remettre dans le train-train quotidien des attentats en tous genres et des polémiques qui s'en suivent.

J'étais tranquille, j'étais peinarde, loin de tous ces blaireaux assoiffés de sang et de bêtise !

La tentation est grande de vous raconter en long, en large et en travers ces semaines coupés du monde et de la folie humaine. De vous raconter ces jours en mode "Slow Life" et toutes les merveilles que j'ai vues. Mais il y en a tellement à raconter que ça fera l'objet de plusieurs articles, détaillés, à la rentrée, en septembre.

La tentation est grande, aussi, malheureusement, de raconter comment on a appris pour Nice. De ce qu'il s'est passé ce jour-là dans ma tête. Nice n'est pas Paris. Nice, nous y passons quelques fois par an, sans nous arrêter vraiment (trop de galets en guise de plages). Nice, nous y étions, 11 jours avant. Nice, mon frère n'en vit pas loin et à failli y vivre. Nice.

Le risque de mourir d'un accident de voiture est bien plus grand que celui de se retrouver piégé dans un attentat. Telle est ma devise mais il n'empêche que dans 18 jours, je débarquerai une nouvelle fois à Nice et que je penserai sûrement à tout ça.

La tentation n'est pas grande, en revanche, de parler du FLNC. Il n'y a rien à en dire.

Par contre, la tentation est très forte de vous parler de mon opinion d'une "affiche" que j'ai vue circuler sur facedebouc concernant les fiches S. Et celle-là va me faire revenir, sûrement.

Et si je retournais dans mes montagnes ? Loin du bruit et de la fureur. Loin de tous ces abrutis qui nous pourrissent le cerveau. Telle l'autruche, enfouir ma tête dans le sable pour ne plus rien voir ni rien entendre. Je n'ai pas peur mais j'en ai marre. Marre à un point que vous ne pouvez pas imaginer.


dimanche 3 juillet 2016

Prendre le bateau

A l'heure qu'il est, nous sommes dans le bateau ... Enfin, dirons nous. Mais nous y sommes. 

J'avoue, parfois, ça me fait bizarre cette expression. De dire que nous sommes dans le bateau, que nous prenons le bateau. Peut être parce qu'une certaine frange de la population aimerait nous y mettre pour de bon dans ce fichu bateau, sans billet retour.

Peut être.

Peut être aussi et surtout parce que pour un certain nombre de personnes dans le monde, prendre le bateau n'a rien de plaisant. N'a rien de vacances.  C'est tellement souvent un aller sans retour envisageable. 

Nous sommes dans le bateau. Pour les vacances. Finalement comme beaucoup de personnes aussi en ce bas monde. Sur une ligne ultra fréquentée, notamment en cette saison. Mais alors que pour beaucoup de ceux qui nous accompagnent ce trajet représente la fin des vacances, pour nous, ce n'est que le début.

C'est aussi ça la vie en Corse : prendre le bateau, souvent. Faire de longues traversées diurnes pour réduire les frais et devenir Maître dans l'art (délicat) de gérer des monstres pendant 7 à 8 h sur un coulàpic ferry en croisant les doigts pour que ledit coulàpic ne coule pas bateau n'ait pas une minute de retard et que nous puissions à toute allure nous échapper de ce yacht.

Nous quittons l'île surpeuplée et surchauffée pour à notre tour jouer les touristes.


vendredi 1 juillet 2016

L'année s'achève

... Enfin, dirais je !

Hier, pour la première fois depuis le 5 février, les enfants se sont tous retrouvés réunis, l'espace de quelques heures, le temps du spectacle de fin d'année, le temps de la fête de leur école. Le temps de leur rappeler qu'ils n'étaient qu'une seule et même école même si. Même si, depuis le 8 février, ils sont sur deux communes distinctes.

Le temps de faire un point, mentalement. De voir que cette déplorable affaire leur avait permis de travailler sur un aspect de la vie quotidienne, sur quelque chose qui fait notre humanité : la solidarité. Mais qu'est ce donc que la solidarité ? Ils en ont fait des poèmes, dont un récité par une petite partie des élèves de CP. Ils en ont fait un cahier avec des dessins.

Le temps aussi d'écouter les conversations. Les "on m'a dit que". Les spéculations sur quand pourront ils retrouver une vie scolaire vraiment normale ? Certes, depuis les évènements, ils ont continué à aller normalement à l'école. Mais ce n'est pas tout à fait normal de faire classe dans un gymnase pour une classe et dans une salle d'office de tourisme, à 10 km, pour l'autre. Le complètement normal serait qu'ils retrouvent un bâtiment scolaire unique, avec une cantine et un seul service (Batgirl, pour une vingtaine d'élèves, ils sont obligés de faire deux services), sans faire la course (l'autre classe doit libérer sa cantine à une heure précise pour laisser la place aux maternelles). 

Bref, les discussions sur "à quand un retour à la normalité ?" allaient bon train pendant ce spectacle. D'autant plus bon train qu'il n'y a aucune communication officielle.

Et le soir, à table, nous en parlions avec Batman. Et Batgirl de nous interrompre pour dire : "Oui, ben j'espère qu'ils ne la referont pas brûler l'école quand elle sera reconstruite !!!".

Que dire à ça ? Mais que répondre à une enfant de 7 ans qui croit qu'on va brûler une nouvelle fois son école ? Non, ma chérie, les écoles qui brûlent ça n'arrive pas tous les jours. Et encore moins souvent les incendies volontaires. Non, ma chérie, ce n'était pas ton école qui était visée, elle ne fut qu'un "dommage collatéral" ...

Bref, tout ça pour dire que, même si tout le monde, et notamment les enfants, semble avoir tourné la page, psychologiquement, il y a parfois des séquelles. Il faudra certainement du temps pour que tout cela s'efface, si cela s'efface un jour.

Te dire que j'attends avec impatience de voir Batgirl et Catboy franchir un jour le portail de cette nouvelle école refaite à neuf est un doux euphémisme. En attendant ce jour, on va profiter des vacances et mettre ça de côté pendant quelques mois.





PS : Ce n'est pas la peine de demander, l'enfoiré de pyromane n'a toujours pas été arrêté.

mardi 28 juin 2016

Tout ce qui me fait

Je ne compte pas les dodos (et il ne vaut mieux pas vu que ceux-ci sont relativement agités depuis quelques nuits) mais les vacances tardent à arriver. Et comme souvent dans ces cas-là, le blog "en pâtit" : j'aurais bien envie de le maintenir à flot mais je n'en ai pas l'énergie ni les idées ... 

Mais aujourd'hui, je suis tombée sur cet article de la fille de l'encre et il m'a donné une idée. Livrer un peu de moi, de mon passé. Parce que je ne suis de nulle part mais un peu de tous ces endroits où j'ai vécu. 

Je suis fille de militaire mais au final, pour une famille de militaires, nous n'avons pas beaucoup bougé. Allez, c'est parti !

Vélizy - Villacoublay
Mes premières années. Les souvenirs s'apparentent ici plus à des sensations, de vagues images. Mon père m'amenant sur le guidon du vélo au bus, un spectacle de danse, une route à traverser. Comme je le dis, rien de bien précis, juste des sensations.


Nouméa
Nous n'y sommes restés que deux ans mais, paradoxalement, ou non, d'ailleurs, j'en ai pas mal de souvenirs. Les trois écoles que j'ai faites (quelques mois de maternelle, une année de CP puis une année incomplète de CE1). Les sorties en zodiac ou en voilier, mon père plongeant décoincer l'ancre et remontant comme une flèche parce qu'il s'est retrouvé nez à nez avec un requin. Je me souviens aussi plus ou moins précisément de la période de la prise d'otage à Ouvéa, de la tension à la maison. Dans mes souvenirs, ça avait duré une éternité. Dans la réalité, quelques jours à peine.


Apt
En bonne adolescente revêche, je n'aimais pas cette ville ni même la région. Aujourd'hui, le son de cloche est différent. J'y ai passé la fin de mon enfance, toute mon adolescence. C'est là que j'ai passé mon bac, là que j'y ai rencontré ma meilleure amie. Là que je suis retournée donner naissance à mon premier enfant. Quand j'y retourne, c'est l'un des rares endroits où je me sente chez moi.


Grenoble
Après le bac, j'ai plaqué la Provence où je ne me sentais pas chez moi, mes amis et camarades de lycée, tous partis sur Aix et Marseille, pour aller étudier à Grenoble. Meilleure fac au monde pour ... qui aime la montagne !!! Grenoble, c'est ma ville et ma vie d'étudiante. Grenoble, ce sont les jours de novembre sous la pluie à se dire que là haut, il neige. Grenoble, ce sont les matinées à la fac avec les skis dans la voiture pour pas en louper une miette l'après midi. Grenoble, c'est aussi de mémorables journées à faire des expériences (est-ce vrai que les M&M's ne fondent pas dans la main ? Manipuler de l'ADN d'ours pour faire un profil génétique ...).



Chambéry
Je n'y ai pas vécu mais c'est ma dernière année de fac. Je dormais et vivais à Grenoble et prenais le train tous les jours pour Chambéry.


Nancy
Après des années dans le sud, quelques mois de galère pour trouver du travail, j'ai réussi les concours. 18 mois de formation à Nancy. Le choc climatique a été rude ... A côté, même Grenoble et Chambéry sont situées dans le midi de la France ! J'ai découvert le brouillard givrant et la St Nicolas. Malgré cela, je garde quelques bons souvenirs de Nancy, liés à une vie relativement cool et beaucoup de fiestas ...


Versailles
Premier poste : Versailles. Un retour aux sources en quelques sortes puisque je suis née et j'ai passé mes premières années à côté ! Je n'ai finalement que peu profité de la vie parisienne. Je n'ai pas réussi à m'adapter. Un peu trop loin peut être de Paris, sûrement aussi un peu trop casanière et campagnarde. J'en suis vite partie.


La Corse
Cela fera bientôt 7 ans que je vis ici. Selon les sources, j'ai désormais le statut de résidente, ou alors il ne me manque plus que 3 ans ... Mais de toutes les manières, j'y ai un attachement particulier puisque mon deuz y est né il y a de cela bientôt 4 ans ... Je commence à me sentir chez moi. J'y ai des réflexes qui se typent de plus en plus. J'ai ici appris à apprécier la mer, sans oublier la montagne. Elle fait désormais partie de moi.



Les Hautes Alpes
Pour finir, même si je n'y ai jamais vécu à proprement parler, je ne peux omettre cet endroit. Il fait partie de moi, au même titre que tout le reste. C'est la région d'origine d'une partie de ma famille, c'est là que je me retrouve depuis des décennies. Le Dévoluy, petit massif des Hautes Alpes, fait aussi partie de moi. J'y ai des quantités inénarrables de souvenirs liés à l'enfance, à l'adolescence, aux vacances ...



Voilà, ça a été mon parcours. Je suis Provençale et Corse. Je suis Grenobloise et Dévoluarde. Une fille du midi qui a vu le bout du monde puis connu le grand nord.

Pour l'instant, j'ai jeté l'ancre ici depuis quelques années mais rien ne dit que je ne reparte pas un jour ... Et vous, quel a été votre parcours ?