mercredi 30 novembre 2016

Parenthèse parisienne

Cette histoire a commencé un jour de novembre 2015 quand, après avoir expliqué Charlie à une enfant de cinq ans et demi, après avoir expliqué à une enfant de six ans et demi pourquoi une femme était suspendue dans le vide et appelait au secours, j'ai dû lui dire que non, deux mois plus tôt, je n'avais pas enjambé des cadavres à tous les coins de rue dans Paris. L'état d'urgence battait son plein et je n'avais pas peur par contre, j'avais de la peine pour mon enfant qui avait une image pitoyable de Paris. J'ai voulu monter, monter pour lui montrer que Paris, ce ne sont pas les attentats. 

Paris n'est pas une ville en guerre. Paris est belle en décembre quand elle prépare Noël.

Mais mon banquier a opposé son véto à cette envie de terrasse parisienne. Alors j'ai pesté plus ou moins fortement et je me suis résignée. De toutes façons, ce n'était que partie remise : j'attendrai l'occasion et je monterai avec ma fille.

Et l'occasion s'est présentée sous forme d'une réunion de travail, un lundi. J'ai alors proposé à Batman un week-end en tête à tête avec son fils, il a accepté avec joie. J'ai proposé à Batgirl un week-end filles à Paris ; elle a réfléchi puis elle a accepté. Elle a attendu (plus ou moins) patiemment. J'ai "organisé" notre week-end.

Elle s'est interrogée sur la langue parlée dans cet étrange pays : parlaient-ils comme nous ?

Le 20 novembre 2016, un nouveau réseau terroriste était démantelé. Le 23, ô joie, on apprenait qu'il visait entre autres les Champs-Élysées. Le 24, la Corse du Nord était sous les eaux et comme tout le monde sait pertinemment que ce ne sont que des sauvages, on craignait qu'ils nous envoient leur tempête le lendemain. Mais, finalement, ce sont des gens civilisés. Le 25 novembre, après une nuit d'insomnie à guetter le réveil, nous avons embarqué dans le premier avion et nous avons décollé pour Paris.




Nous avons visité la cité des sciences et de l'industrie, vu un film à la Géode. Nous avons découvert l'homme, son évolution, la génétique au musée de l'homme. Elles ont joué devant la tour Eiffel. Nous avons vu les grandes vitrines et les illuminations sur les Champs-Élysées.

Elle a découvert Paris et s'est faite une amie. Elle a aimé Paris. Elle a remarqué que tout le monde ne parlait pas la même langue que nous.


J'ai pu voir des amies et j'ai revu Paris. Paris, sous un angle que je ne connaissais pas. Paris post-attentats avec ses vigiles à l'entrée des musées et des centres commerciaux. Paris et ses gendarmes et militaires qui patrouillent. Paris et ces sourcils qui se froncent quand la voix dans le micro est différente. Mais aussi Paris qui vit normalement. Paris, avec une enfant de sept ans qui ne connait pas la ville, ses us et coutumes.

J'ai découvert une facette de moi que je ne connaissais pas, et pour cause. Se promener, ou tout simplement aller d'un point à un autre, dans une grande ville avec une enfant, c'est un sport que j'ignorais. Je me pensais être une mère cool. Je ne le suis pas tant que ça. Serrer la main de son enfant pour ne pas l'égarer dans la foule. Le chercher désespérément des yeux quand on a osé lui lâcher la main dans une foule dense. Constater que certaines fois, on ne les voit pas beaucoup les forces de l'ordre, quand même. Mais aussi confier son enfant à des hôtesses dans un aéroport parisien et attendre, la boule au ventre, pendant des siècles, que son père appelle pour dire qu'elle est bien arrivée à bon port, saine et sauve.

On m'a dit que tout ça était beaucoup plus dur pour nous que pour nos enfants parce que eux, ils ne connaissent que la vie post-attentat. C'est leur vie, point barre. Et constater que, même si on a du mal par moment, c'est notre vie aussi. Peur ? Non. Mais réaliste et résignée. Je me suis pliée à tous les contrôles comme si cela était normal. Comme si cela faisait partie de mon quotidien.

Bref, j'ai revu Paris. Ce fut un week-end dense. J'y suis restée quatre jours, beaucoup trop courts à mon goût. 


jeudi 24 novembre 2016

Au ralenti, je tourne

Je ne suis pas très présente en ce moment. Je m'en excuse (ou pas, d'ailleurs, après tout) mais j'ai un peu de mal à écrire. La fatigue et la grisaille de novembre qui me touchent en plein cœur, sûrement.

Pourtant, les sujets et idées ne manquent pas mais ces dernières disparaissent aussi vite qu'elles ne viennent, surtout quand je me cale devant un ordinateur pour écrire quelques mots.
 
 
Je n'ai pas réussi à m'offusquer de l'élection de Donald. J'en suis navrée. C'est quand même dommage. Mais celle qui nous attend est tellement réjouissante que les États-Unis me semblent à des années lumière de chez nous. Et ma "bonne" résolution de ne pas voter fond, comme neige au soleil ... y compris pour la mascarade en cours. Il faut dire que le fion m'est encore plus insupportable que son concurrent. Son projet pour la France est à vomir. Je lui préfère encore la dondon, c'est dire. Mais je m'égare.

Non, franchement mais que faire ? Baisser les bras et attendre que ça s'écroule ? Continuer à participer à la mascarade ? Ou se secouer et faire bouger les choses ? Mais comment faire ? Comment faire quand on se sent seule et isolée ? Que la pensée dominante est vers toujours plus de "libéralisme", plus de racisme, plus de sectarisme, d'individualisme ?
 
Je crois que j'avais aussi envie de m'exprimer sur l'écologie. Mais pareil, les idées se sont envolées, tel un vol d'étourneau.

Par contre, à la sortie de chez mon dernier ami en date (celui de toutes les femmes), j'ai eu la moutarde qui m'est montée au nez. J'en parlerai sûrement prochainement, à condition de me noter sur un carnet tous les éléments de langage comme on dit si bien dans l'administration ...

Et les enfants ? J'ai tellement à dire sur eux mais je suis coincée. Je n'ai pas envie de tourner au "blog maman" (ouch, le gros mot !). C'est un peu la facilité de parler des enfants, je trouve, c'est un peu botter en touche. Et pourtant, il y en a à dire. Rassurez-vous : ils vont bien et l'ambiance à la maison s'est apaisée. On peut faire un petit résumé rapide, si vous voulez.

Pour commencer (droit d'ainesse oblige) : Batgirl. Elle est fidèle à elle-même, un amour de petite fille. Comme je l'évoquais en commentaire récemment, elle est tout le temps dehors (à moins qu'il ne pleuve), à jouer. Seule fille au milieu d'une bande de mecs. La crème de la crème. Tous fils de natios pur sucre. Comme quoi, les gosses n'en ont strictement rien à carrer de nos histoires d'adultes ! Si seulement ça pouvait leur rester dans leur vie future. Hier, elle m'a fichu une peur bleue, quand même : après avoir parfaitement traversé plusieurs rues et bien commencé la traversée de la principale, elle s'est mise à courir ... au moment où le bus, arrêté juste avant le passage piéton, a redémarré. 
J'ai crié. J'irai me repentir auprès des icônes de la bienveillance. Mais j'ai eu si peur.

Pour continuer : Catboy. Il nous épuise de petites phrases, les trésors des mômes de quatre ans. Toutes plus hilarantes les unes que les autres. Ses crises se sont espacées, calmées et ressemblent désormais à un mauvais souvenir. Et, depuis quelques jours (ça date de dimanche, donc c'est vraiment récent), il accepte même de sortir de nos pattes et même de la maison. Il s'est même décidé à faire du vélo et a par la même occasion joué à "tête dure" contre le goudron de la stretta. A priori, ce n'est pas la tête qui a gagné au vu des égratignures dont il a héritées ... Mais tout va bien et on n'a pas eu besoin de l'emmener aux urgences ! Il continue même à faire du vélo.
Je continue avec lui, la cerise sur le gâteau : il se met à aimer l'école !!! Oui, vous avez bien lu : il aime désormais l'école !!!!!!!!!!!! Mais ça, je crois, que ça vaut un article entier 😤

Autre chose dans "ma vie de mère" qui vaudrait son article à lui tout seul : il paraitrait que je suis une bonne mère (et ce ne sont pas mes mômes qui le disent) ... J'en ris mais je n'en reviens pas quand même. Il paraitrait aussi que professionnellement parlant, je vaudrais quelque chose, y compris à l'étranger ! Ne rigolez pas mais ayant eu une carrière exclusivement dans l'administration française et m'étant ramassée comme il faut avec le privé pendant ma brève recherche d'emploi, j'ai plutôt tendance à être convaincue du contraire. Mais, ça fait deux fois qu'on me le dit en moins d'un mois : il faut que j'ai confiance en moi parce que j'ai une expérience riche (malgré tout). 
 
En parlant d'étranger, on ne se moque pas mais je suis de nouveau prise d'envie d'émigration (et pas uniquement à cause du contexte politico-merdique actuel). Mais là où ça se corse, c'est qu'après avoir rêvé pendant des années de sud, de pays chauds, de soleil tout le temps, aujourd'hui, je regarde vers ... le nord et plus particulièrement les pays scandinaves. J'ai dit : on ne rigole pas !!! Faut juste parler la langue et trouver un emploi aussi. 
 
Bref, du grand guignol. Mais bon, d'ici quelques mois, nous pourrons demander l'asile politique.

Voilà, c'est à peu près tout. Rien de bien passionnant. Je reviens très vite avec des articles plus travaillés et qui partent moins dans tous les sens. Les coups de gueule me manquent, même si je n'ai pas envie de faire que ça.


mardi 22 novembre 2016

En 2016, je creuse le trou de la sécu

Cette année, je fais chauffer la carte vitale comme d'autres font chauffer la carte bleue. Ce sont ma sécurité sociale et ma mutuelle qui ne sont pas ravies.

Je ne l'ai jamais autant faite chauffer que cette année. Même quand j'attendais Catboy et que Batgirl n'avait encore que trois ans. Même quand Batgirl était à la crèche, y compris sa première année, malgré des visites hebdomadaires chez le toubib pendant l'hiver, je n'ai jamais autant fait chauffer ma carte vitale.


J'aurais peut être dû m'abstenir au mois de janvier de dire que quand on est mère, on sait pourquoi on cotise à la Sécu et on a une mutuelle. A priori, ça m'a grave porté la poisse !

Cette année (et elle n'est pas encore finie), les enfants et moi, nous sommes passés plusieurs fois chez des médecins, entre radiologues, orthopédistes, orthoptiste, ophtalmologue et pédiatre. Et même le généraliste en a vu au moins un de nous trois ...

Alors, pour compléter ce magnifique tableau, pourquoi pas aller rendre visite à un ami de beaucoup de femmes ? Le si bien nommé gynécologue ... Et plutôt deux fois qu'une tant qu'on y est ! Pourquoi faire les choses à moitié ?

Ben oui, non contente d'avoir réparé un bras, deux petites paires d'yeux, il fallait bien aller voir ce vieil ami que je n'avais pas vu depuis fort longtemps ... Quoique, quatre ans, ce n'est pas si long que ça et je me serais volontiers abstenue de le voir encore quelques années.

Oui mais la vie est ce qu'elle est. Et on ne décide pas toujours tout ni comment on la mène. 

Je n'avais en effet nullement décidé début octobre de me séparer de mon stérilet, après plusieurs années de bons et loyaux services. Non, ce n'était absolument pas volontaire, vraiment pas prémédité. Il parait même que ce genre de mésaventure est relativement rare. Rare ne veut pas dire que ça n'arrive jamais non plus ! La preuve ...

J'ai beau avoir quelques kilos à perdre, je n'avais pas spécialement envie d'une grosse gastro de près de deux mois : j'ai déjà donné à deux reprises dans ce genre de régime et je ne sais pourquoi, ça ne me fait pas rêver. En plus, dans un mois c'est noël et j'ai envie d'en profiter ! Bref, pour toutes ces raisons, et bien d'autres, j'ai bien dû rendre visite à ce vieil ami qui m'a aimablement conviée à revenir de temps en temps.

Bon, et maintenant, il faut bien conclure cet article. Alors, à un mois et demi de la nouvelle année, je formulerais bien un souhait : ne pas remettre les pieds chez un toubib en 2017 ! Et qu'on lance enfin la recherche sur la contraception masculine.


jeudi 17 novembre 2016

Coup de sirocco - Insta'Corse #3

En cette fin octobre, l'atmosphère est chaude, étrangement calme. Un épais brouillard de sable s'est installé sur la Corse. A travers ce smog, on distingue à peine le relief, le soleil a tant de mal à nous éclairer.

Quelle étrange ambiance, si paradoxalement calme.

Le sirocco est là, bien installé.


lundi 14 novembre 2016

Le vieil homme - Instantané pluriel #2

C'était un bien triste matin d'octobre, un de ceux qu'on oublie difficilement.

En allant chercher mon eau pour me faire un thé, j'ai croisé son regard à travers la vitre. L'immuable regard d'un vieil homme posé sur notre monde.

L'espace d'une seconde, j'ai croisé le regard d'un autre vieil homme, disparu la veille.

Ce mois-ci, Marie Kléber nous proposait le thème "Reflets" pour ses Instantanés pluriels de novembre :
"Arrêt sur image, le temps se suspend. Le cliché surprend. Vous vous regardez ou vous regardez le monde.Vous surprenez un REFLET – le vôtre ou celui d’un objet, d’un instant.

dimanche 13 novembre 2016

Pour que d'autres aient ma chance

Je ne la connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Je ne savais même pas son prénom ni son nom. Mais je me souviens d'elle, de son histoire, ou plutôt de ses dernières heures comme si c'était hier. Et pourtant, c'était il y a un peu plus de 7 ans.

Elle vivait en Balagne, en Corse, elle était enceinte. C'était le mois d'avril. Ce jour-là, le travail a commencé. Elle a donc pris la route, pour se rendre à la maternité la plus proche, Bastia, à plus d'1h30 de voiture. Les secours ont été alertés et, devant l'urgence de la situation, pour lui éviter un accouchement dans la voiture, elle fut prise en charge par l'hélicoptère. 

Elle a vu son bébé mais ils ne sont jamais arrivés à Bastia. Le temps était trop mauvais.

Source
Encore aujourd'hui, plus de sept ans après, je me souviens de ce fait divers. Je m'en souviens parce-que je me suis identifiée à cette jeune maman. A l'époque, j'étais enceinte de Batgirl, à un mois de mon terme. A l'époque, je vivais en région parisienne mais je venais de faire ma demande de mutation pour la Corse. 

A l'époque, j'avais de la chance, par rapport à cette jeune maman.

J'avais choisi d'accoucher en Provence. J'allais être logée à moins de dix minutes en voiture de ma maternité. Je n'avais aucun risque d'embouteillage. Ça me rassurait, pour mon premier accouchement. Je me souviens aussi de la tête de ma mère quand je lui avais fait part de mon intention : la maternité était tellement petite qu'elle avait peur pour notre sécurité au bébé et à moi. Elle était allée voir notre médecin de famille qui l'avait rassurée.

J'ai eu une chance immense de pouvoir y donner la vie à ma fille. J'aurais aussi aimé y donner naissance à mon fils. La maternité était certes minuscule mais j'ai ainsi pu avoir tout l'accompagnement dont j'avais besoin. Des conseils, aussi. Du soutien. 

A l'époque de la naissance de Batgirl, il y avait à peu près 300 accouchements par an dans cette maternité. Mais, à force de menaces de fermeture, à force de sursis de six mois, les autorités ont obtenu ce qu'elles désiraient : tomber sous la barre fatidique des 250 accouchements par an. En effet, comment oser s'inscrire dans une maternité dont on n'est pas sure qu'elle sera encore là dans 3 ou 4 mois ? Comment s'investir professionnellement si on ne sait pas si on pourra continuer à exercer ?

Et pourtant. Et pourtant, quelques irréductibles y croyaient encore. Il y a quelques jours, j'ai vu une amie. Une amie qui avait eu la chance de donner la vie une semaine auparavant dans cette toute petite maternité. Elle en était heureuse.

Oui mais voilà, l'administration n'aime pas les petites structures. Elle n'aime pas quand on sort du droit chemin qu'elle a tracé. L'administration n'en a rien à faire que des femmes devront désormais faire 1 h ou 2 de voiture, sur des routes parfois complètement pourries, notamment en hiver, pour pouvoir accoucher, dans des maternités souvent débordées. De toutes façons, l'administration n'en a rien à faire des bouseux du fin fond des campagnes et des montagnes. 

Ce funeste mercredi 9 novembre 2016, elle l'a une nouvelle fois prouvé en annonçant la fermeture de la toute petite maternité d'Apt. On nous parle de droit des femmes, on nous parle de maisons de naissance pour aider les mères à accoucher différemment, on nous parle de maternités amies des bébés. Ma toute petite maternité d'Apt n'avait aucun de ces labels mais elle était un peu tout ça à la fois. En plus de la sécurité d'une véritable structure hospitalière.

Personne ne s'avoue vaincu. La lutte va continuer. Des manifestations vont avoir lieu très régulièrement pour s'opposer à cette décision. Et je suis si loin, si désarmée aussi.


mardi 18 octobre 2016

Une bien lourde année

J'ai remarqué que certaines années marquaient plus que d'autres, en bien ou en mal. Certaines années sont plus difficiles à passer que d'autres. Plus lourdes à porter aussi.

En ce moment, j'ai la sensation que 2016 en fait partie.

Il y avait déja eu le mois de février et son lot de désagréments. Je n'ai pas envie de les lister, de rabâcher, ils sont là, présents en moi. Si tu as envie, en lisant les archives de février, tu peux retrouver les plus sympathiques. Mais tous ne sont pas là. 

Et depuis quelques jours, j'ai l'impression que de nouveau, on est dans une mauvaise phase. L'impression, dit elle, la bonne blague. Juste l'impression ? Rigole, va, Catwoman, joue à l'autruche, reste dans le déni, va. 

Je ne vais pas lister. Ça ne sert à rien de rabâcher, ruminer. Entre autres amabilités, il a fallu courir pour sauver des eaux notre plus petit écolier, alerte Météo France tardive oblige. J'ai bien cru que nous allions connaitre l'eau après le feu.

Entre autres amabilités, un grand-père en moins, et des obsèques auxquelles je ne pourrai assister. Trop loin, plus d'avion. Et sur quel pied danser ? Que dire, que faire, que penser, que ressentir ? Et il faut continuer à vivre, passer des concours pour essayer de progresser et avoir l'impression de se viander, encore une fois.

En ce moment, le moindre grain de sable ressemble à s'y méprendre à l'Everest. 

Et au milieu de ça, laisser monter la prunelle de mes yeux dans un bout de ferraille de plusieurs tonnes qui va la propulser à des milliers de kilomètres heures, à des milliers de mètres de haut, au dessus de l'eau.

Et au milieu de ça, se rappeler que même 1998 ne fut pas un si mauvais cru puisqu'au milieu des morts, il y avait eu du bon avec un bac obtenu. Peut-être réussirai-je un concours en 2016 ? Peut-être cette année à la con nous réservera quand même une bonne surprise ? Qui sait.