mercredi 15 février 2017

On se dit rendez-vous...

... Dans dix ans, même jour, même heure. Et on verra bien qui sera encore là. 

Non, ça fait long 10 ans. Je ne suis pas sûre de tenir 10 ans. Ou alors, si je tiens, je ne suis pas sûre de revenir... 

Alors ? 10 mois ? 10 jours ? 10 heures ? Trop long ou trop court, au choix. 

En tout cas, une chose est sûre : une pause s'impose. Il faut que je me déconnecte quelques temps, et pas seulement de mon blog mais aussi des vôtres. Vous m'en voyez désolée mais je n'ai pas le choix. C'est ainsi.

Je ne vais pas prendre le maquis ni la poudre d'escampette. Je ne pars même pas en vacances pendant tout ce temps ! Mais je déconnecte le mail, Hellocoton et facedebouc. Je dois arrêter de vous lire mais je ne peux me déconnecter de l'actualité. Honnêtement, je préfèrerais le contraire. 

J'ai trop de choses à faire. Des projets à aboutir et j'ai besoin de temps. Et malheureusement, mes journées ne font, comme les vôtres, que 24 heures. 

Alors, je vous donne rendez-vous dans trois semaines, le 8 mars pour vous présenter l'un de ces projets. 

En attendant, je vous souhaite plein de bonnes choses et vous laisse sur mon dernier Insta'Corse : encore une photo de neige (je ne m'en lasse pas !). Quand le Monte d'Oru joue avec les nuages, après la dernière "tempête".

mardi 14 février 2017

Le FN a t'il vraiment changé ?

Je ne sais pourquoi mon cerveau embrumé par les effluves du rhume a eu cette brillante idée quand j'ai repris la voiture hier soir. Mais j'ai envie de partager avec vous ma dernière réflexion ultra lumineuse en date. 

"Et si toutes les conneries de la Marion ne relevaient tout simplement pas de "l'électron libre" qu'elle semble être ?". Et si tout cela relevait d'une stratégie pleinement et mûrement réfléchie par les cadres du FN ?

En effet, alors que Marine s'évertue à essayer faire passer son parti comme un parti comme les autres, ni plus, ni moins dangereux, même pas plus réactionnaire que l'UMP (désolée, je n'arrive pas avec leur nouveau nom, c'est plus fort que moi), la Marion multiplie les déclarations toutes plus affligeantes les unes que les autres. Surtout quand elles sortent de la bouche d'une femme de même pas 30 ans... 

Bon, pour Marine, je dis bien "essaye", parce-que, quand même, elle a bien du mal. Et comme on dit : chassez le naturel, il revient au galop. Comme avec la scolarisation des enfants d'immigrés. Ou, plus récemment, avec les exactions des flics d'Aulnay.

Oui mais voilà, elle essaye de rendre son parti plus présentable que ce qu'il n'était du temps de papa ou même il y a 5 ans. Elle se présente du côté des couches populaires et même moyennes, elle se présente comme presqu'écolo et, surtout, surtout, elle se présente comme féministe. Elle nous assure désormais qu'elle est féministe (et se permet de citer Simone dans le texte), qu'elle est pour l'IVG (en promettant qu'elle ne reviendrait pas sur son remboursement), qu'elle ne financera pas QUE les mères au foyer mais aussi les pères (le fameux revenu parental)... 

Bref, le FN virerait féministe. Ou presque.

Parce-que, pendant ce temps-là, la Marion multiplie les déclarations contre l'IVG, s'en prend aux femmes et leurs erreurs, rappelle à la rescousse l'Église, la pure, la dure, la vraie. Bien réac' la merdeuse du haut de ses 27 ans qui fustige les privilèges de classe, les "élites" mais qui n'en serait certainement pas là si Papy et Tatie n'étaient pas ce qu'ils sont. Il n'y en a qu'une de députée de son âge et on ne peut pas dire qu'elle n'ait pas de nom ... 

Bref, elle a un discours bien à contre-courant du discours désormais officiel du FN.  Alors, Tatie la recadre de temps en temps, mais pas souvent, quand même. Mais pourquoi ?

Pour faire bonne figure et prouver que le FN n'est pas ça ? Pour dire que non, ils ne sont pas réac' ? Et ainsi, rassurer les quelques âmes qui hésitent encore et les convaincre de voter pour eux ? Tiens et pourquoi pas ?

Ou alors, a t'elle vraiment le champs libre ? Voire même, n'a t'elle pas consigne de débiter tout ça ? Parce-que, quand même avec sa jolie frimousse, on lui pardonne tout. Et puis, elle est jeune, elle est l'avenir. Dans la bouche de La Dondon, ça ferait très réac' mais pas dans la sienne... Et puis, il faut quand même rassurer l'électorat de base, après tout : Non, nous n'avons pas changé,  nous sommes toujours les mêmes, rassurez vous !

Ne me dites pas que le FN est un parti démocratique.  Ne me dites pas qu'au FN, on peut, comme au moins PS, contredire la parole du Maître impunément. Hors, c'est ce que la Marion fait et en ce moment, elle le fait souvent ...

Et si tout cela faisait partie intégrante de la stratégie du FN ? 

jeudi 9 février 2017

Le Grand sud



Hier, je parlais voyage. Du coup, ça m'a fait penser au dernier voyage que nous avons fait avec Batman. Ce week-end là, nous étions délestés depuis quelques jours des mômes, partis en voyage culturel et linguistique, en immersion totale ... chez leurs grands-parents, en France. Ne rigole pas, pour certains, un séjour sur le continent s'apparente à tout cela.

Je reviens à nos moutons : les parents, sans enfants, fin octobre. Tristes et esseulés nous étions. Le temps était typique d'une fin octobre sous nos latitudes : beau et chaud. Alors, pour noyer notre chagrin, nous sommes partis en voyage, à l'autre bout du monde, dans l'extrême sud. Ou presque puisque nous sommes allés passer une nuit et une journée à Roccapina et autour de Bonifacio.

Ça nous a pris comme ça, sur un coup de tête : et si nous partions profiter de l'été indien, sans touristes ? Après avoir rassemblé en vitesse le nécessaire (4 vêtements, deux duvets et de quoi nous alimenter), nous avons pris nos clics et nos clacs.

Nous nous sommes installés au dessus d'une de nos plages préférées, Roccapina. Vue imprenable sur le Lion et sur la Sardaigne. Les étoiles au dessus de la tête et plein les yeux. Un doux souvenir.






Déjeuner, perchés sur un caillou, aux couleurs du soleil levant ... Cadeau de l'hôtel trois étoiles.


Et pour digérer le copieux petit déjeuner, promenade dans le maquis, à la découverte de petites criques et plages ignorées.


















Vivement que le temps soit plus stable, notamment les week-ends !

mercredi 8 février 2017

Vous saurez tout (ou presque)

Je te parle d'un temps que les petits jeunes ne connaissent pas. En ce temps-là, les tags, divers et variés tournaient à t'en donner le tournis. Puis un jour, THE tag a été inventé : celui des 11 questions. Vite transformé en Liebster Award, réservé aux petits blogs qui n'ont pas beaucoup d'abonnés (moins de 200 je crois).

J'ai répondu aux tags puis je me suis vite retrouvé submergée par les questions. Imagine être nominée 4 ou 5 fois au Liebster. Alors, j'ai remercié et j'ai soigneusement évité de répondre. Et puis, j'ai dépassé les 200. Et j'ai été tranquille.

Mais voilà, il y a quelques temps, une certaine Maman Délire a osé récidiver et m'a nominée. Je fus touchée, je remerciai puis j'oubliais. Puis une certaine TheMetiss s'y est mise et elle est gentille, elle ne pose pas de questions donc pareil, je me suis abstenue et puis les fêtes se rapprochaient et j'avais certainement d'autres chats à fouetter. Et puis l'autre jour, c'est ma grande copine Babidji qui a eu l'extrême délicatesse de me nominer, elle aussi, sur le thème du voyage.

Comment refuser ? 

Alors, parce que ce n'est pas tous les jours noël mon anniversaire, je vais révéler 11 choses sur moi et répondre aux questions de Babidji et de Maman Délire ... Profitez en : on ne sait quand je répondrai de nouveau à un tag !!!



11 choses sur moi (que vous ne savez pas) :

1/ J'aurais dû publier cet article avant-hier ... Mais comme il y a quelques années, j'ai décidé de n'en faire qu'à ma tête, je le publie aujourd'hui (comprendra qui voudra).

2/ Il parait qu'une fois où mon père devait partir en mission, j'ai demandé inquiète qui allait nous faire à manger pendant qu'il ne serait pas là.
Ma mère a dû apprécier.

3/ Un jour, en Australie, mon père a mis des œufs à cuire puis s'est barré je ne sais où, pendant que ma mère me faisait faire mes devoirs de vacances. Tout à coup, le camping-car s'est retrouvé tapissé d’œuf dur ... On a compris ce jour-là qu'il ne fallait pas mettre d’œuf au micro-ondes !!!

4/ Un jour, en Écosse, alors qu'il faisait un véritable temps écossais (bref, il pleuvait beaucoup), mon père nous a tous fait sortir du camping car parce qu'il avait vu des phoques. Je crois qu'en fait, c'étaient des canards (ou un truc dans le genre mais pas des phoques).

5/ Lors de mon premier voyage à Florence, j'ai parcouru seule toute la ville en quête éperdue d'une barquette de fraises, sous le regard ahuri des copines. J'avais 15 ans, et non, je n'étais pas enceinte (j'ai d'ailleurs jamais eu envie de fraises enceinte).

6/ A 17 ans, je voulais être médecin et entrer au PGHM (faire du secours en haute montagne). Je m'étais super bien renseignée pour ça mais j'ai malheureusement raté mon concours de première année de médecine. Je pense que si j'avais réussi, il aurait aussi fallu que je fasse un énorme travail sur ... mon vertige !

7/ La première fois que je suis partie seule, c'était à Rome avec une copine de fac. On n'avait pas envie de passer nos vacances de février au ski, au milieu des touristes, et le ski, on pouvait alors en faire tout l'hiver ... Alors, nous nous sommes barrées à Rome.

8/ J'ai fait une saison dans un refuge des Alpes. Un super souvenir.

9/ Pendant ma recherche d'emploi, j'ai postulé à l'IPF (Institut Polaire Français) ... pour aller faire une année dans les terres australes et arctiques françaises. J'aurais adoré aller bosser en Antarctique et l'autre soir, j'ai regardé un reportage splendide sur le quartier ... Le problème, maintenant, c'est que je suis moins libre qu'à 24 ans !

10/ Depuis des années, j'ai peur en mer. Je ne suis pas rassurée dans un bateau style zodiac, surtout quand l'eau devient très foncée tellement elle est profonde. Quand je nage dans la mer, si je sens que je n'ai plus pied, je me sens très très mal (alors que je n'ai aucun problème en piscine). Mais je me soigne et cet été, j'ai pu aller nager, loin de la rive, là où je n'avais pas pied et ... en compagnie de Batgirl !
(Pas à une contradiction près, la Catwoman)

11/ Pendant des années, je ne voulais entendre parler que du sud. De chaleur, de soleil. Aujourd'hui, j'ai des envies d'émigration ... vers la Norvège, l'Islande ou le Canada.
J'ai déjà parlé de mes contradictions ?

12/ La dernière fois que j'ai trop bu, on a fini la soirée avec l'homme en bivouac, dans la montagne. Il faisait froid et c'était le 15 août.

(Oui, je sais, on avait dit 11 choses et j'en ai mis 12 et alors ?)





Place aux questions de Maman délire
1/ Quel est ton plus ancien souvenir d'enfance ?
Il remonte à quelques années, à l'époque où mes parents vivaient encore en région parisienne. Je devais avoir 4 ans à peu près et déjà à l'époque, je n'étais pas du matin et avais du mal à me préparer et me motiver pour aller à l'école. Et immanquablement, un matin, j'ai loupé le bus : quand on est arrivés à son arrêt, il était déjà parti ... Ni une ni deux, mon père m'a mise sur le guidon du vélo pour le rattraper et m'y coller dedans. J'en ai encore mal aux fesses tellement un guidon de vélo ce n'est pas confortable.
Et dire qu'aujourd'hui, je râle après Catboy parce qu'il ne veut pas se préparer pour aller à l'école et qu'il met 3 h pour chaque étape ...

2/ Quel métier exerces tu dans ta vie rêvée ?
Joker ! Je n'en ai aucune idée ... Un peu plus en rapport avec la nature et sa connaissance. Mais j'y travaille en ce moment.

3/ Raclette ou tartiflette ?
Les deux, mon capitaine ! Et je rajoute : la fondue savoyarde. J'ai un souvenir de raclette démoniaque datant de mon année Chambérienne avec le vrai appareil et le raclage du fromage au fur et à mesure ...
Et je précise une chose : la tartiflette, surtout pas de crème fraiche !!! (Sacrilège !!!)

4/ Ton Disney préféré ? (Mais si t'as forcément un Disney préféré !!)
J'hésite entre deux Disney que j'ai découverts très récemment : Vaïana et Mulan. Deux histoires de jeunes filles très décidées, pas du tout guimauve, avec un caractère bien trempé. Bref, entre les deux mon coeur balance et je ne peux choisir.
 
5/ Tu es parachutée sur une île déserte, tu as droit à 3 objets ...
Un briquet parce que je ne me vois pas galérer pendant des jours à essayer d'allumer un feu ...
Un coupe-coupe pour couper mon bois pour le feu notamment et pour me faire un abri.
Un maillot de bain. Je pense que je n'ai pas besoin de faire un dessin sur l'utilisation du maillot. Bon, tu me diras, sur une ile déserte, il n'est pas indispensable mais je pense que les premiers jours, j'aurais du mal à me mettre à l'eau sans. Je sais, c'est bête mais c'est comme ça !

6/ Quel est le sport que tu détestes le plus ?
Le jogging. Je déteste courir.

7/ T'as prévu quoi pour le 31 ?
Rien.

8/ Tu es plutôt réincarnation, paradis, le néant ... ? (oui elle envoie du lourd celle là !)
Dans l'absolu, j'aimerais que la réincarnation existe. J'aime la vie donc c'est sympa la réincarnation. Mais dans ce cas-là, pas en humain, ils sont pénibles les humains. En chat. Ou en marmotte. Ou en chamois (jouer avec le vide sans le craindre, ça doit être le pied !!!).
Après, pragmatiquement, je pense qu'en vrai, malheureusement, c'est le néant ...

9/ Ton apéro favori ?
L'apéro cosmique !!!
Sérieusement, j'hésite entre un bon punch (ça déchire sa race, ça) ou un petit verre de rosé. Ça dépend des jours, de l'ambiance et de qui nous entoure à ce moment-là.

10/ Le prénom de tes grand-mères ?
Tu es bien curieuse ! Elles s'appelaient Michelle et Marie-Louise.

11/ Ton péché mignon ?
Je crains de ne pas être très originale mais je dirais bien le chocolat. J'aime bien me croquer mon carreau de chocolat en sirotant mon thé le soir.




Place aux questions de Babidji :

1/ Quel est le truc le plus improbable que tu aies mangé en voyage ? 
Alors là, sans hésiter : du Hákarl. Tu ne connais pas ? C'est une spécialité islandaise ... Du requin faisandé. Le tout, allègrement arrosé de vodka. Ça m'a peut être plus marquée encore que l'Aïrag (le lait de jument fermenté mongol) ... Allez savoir pourquoi !

Le pire dans l'histoire, c'est que quand je me suis léchée les babines avec l'Hákarl (ou la vodka ?), j'étais enceinte de Batgirl ...

2/ Le pays le plus surprenant que tu aies visité ? 
Je ne sais pas que te répondre. Déjà parce que je n'ai pas visité beaucoup de pays, encore moins des exotiques. Ensuite parce que je pars du principe qu'on voyage pour voir autre chose et je ne suis pas forcément très surprise.
On va dire que le pays qui me laisse le plus de traces, le souvenir le plus à part est sans doutes la Mongolie. Deux semaines (ou presque) à cheval, un atterrissage à Moscou assez épique au retour, une visite d'hôpital mongol en cours de route. Et puis, même sans ça, la Mongolie, tout simplement. Ses paysages, son âme. Rien que d'en parler, j'ai envie d'y retourner !

3/ Quelle est ta prochaine destination en famille ? 
On est justement en train d'y réfléchir ... A priori, pas un grand voyage (la Norvège l'année dernière nous a asséchés et la vie en Corse ralenti considérablement la restructuration du matelas financier). Ce seront probablement les Alpes, peut être un "road trip" comme l'été dernier avec randonnées à la clé. Je pousserais bien jusqu'au Monténégro mais Batman ne veut pas trop de voiture donc le champ d'action se rétrécit ...

4/ Le truc inavouable ou insolite que tu emportes toujours en voyage ? 
Joker, je ne vois rien d'inavouable ou insolite ! Je ne suis pas très matérielle ...

5/ Une crise anthologique de Loulou en voyage à nous raconter ? genre je ne sais plus où me mettre ? 
Alors, ce n'est pas vraiment une crise de Loulou, ce n'est pas vraiment en voyage non plus. C'est plutôt un gros craquage lors d'une de mes innombrables traversées de la Mare Nostrum, un très mauvais souvenir.
Je revenais de chez mes parents, Catboy avait 8 mois et Batgirl pas tout à fait 4 ans. C'était une grosse journée : 2 ou 3 h de voiture, 7 de bateau, en journée tant qu'à faire. Le petit n'avait pas beaucoup dormi ni dans la voiture ni dans le porte-bébé, la grande avait été particulièrement ch***, notamment à table. Tout au long des heures de la traversée, j'avais la sègue qui m'était montée doucement mais sûrement. En passant les Sanguinaires, j'ai complètement explosé après ma gamine qui n'avait plus rien le droit de faire et j'ai croisé le regard d'une fille complètement ahurie devant la scène. L'espace de quelques secondes, telle Ally MacBeal, je me suis vue laisser mes mômes dans le bateau et me jeter à la mer.
Quatre ans après, j'en ai encore la boule au ventre rien que d'y penser.

6/ Ta plus grosse galère de baroudeur
Je ne suis pas vraiment baroudeuse. Du coup, pas de vraie galère au sens où tu le sous-entends Babidji ...
On va dire le jour où j'ai eu la très chic et ingénieuse idée de vouloir enfiler mon Gore-tex en plein milieu de la steppe. Il faut savoir que si le cheval mongol n'a pas peur de grand chose, il n'aime pas le bruit du gore-tex derrière ses oreilles. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je me suis retrouvée par terre et j'ai vu mon coude gauche, l'espace de quelques instants faire un angle bizarre ... J'ai donc fini dans je ne sais plus quel hôpital au fin fond de la Mongolie, j'ai fait la première radio de ma vie. Comme tout s'était remis en place dans le reste de la chute, la radio n'a rien montré, forcément. Si je n'avais pas été dans un voyage organisé, ça aurait pu être une vraie bonne galère ...

7/ Ton plus gros fou rire de voyageur ? 
L'été dernier, en montagne. Ça faisait deux semaines qu'on randonait et les mômes avaient la pêche. Nous avions choisi une promenade facile (montée en télécabine). Nous étions coincés derrière une famille d'allemands qui marchaient lentement, s'arrêtaient tous les 2 m, prenaient toute la place sur le sentier et ne nous laissaient pas passer. Au bout d'un moment, j'ai craqué et j'ai doublé avec Batgirl en forçant plus ou moins le passage. Les garçons en ont fait autant derrière et nous avons tous mis un gros coup d'accélérateur. C'était sans compter sur le fait que les ados de la famille se sont vexés et ont tenté de nous suivre (oui, à 15 ans, ça le fait moyen de se faire "fumer" par un gamin de 4). Au bout de 5 minutes, l'homme les a entendus s'affaler derrière, à bout de souffle.
Je suis vache mais ça m'a bien faite marrer !

8/ Ta plus grosse frayeur de globe-trotteur ? 
A coup sûr, l’atterrissage à Moscou à mon retour de Mongolie. L'avion arrivait vite, trop à mon goût, sur l'aéroport. J'ai regardé autour de moi et les autres passagers ne semblaient pas plus rassurés que moi ... On a fini le nez dans le dossier du siège devant nous ...

9/ Partir sans les enfants, pour ou contre ? pourquoi ? (pas de jugement juste pour info !)
Ça dépend. De l'âge, du genre de voyage qu'on veut faire et des enfants. Par exemple, je ne me verrais pas faire Rome ou Florence avec mes enfants. Peut être Batgirl mais pas encore Catboy. Par contre, voyage "paysages", camping, sans hésitation !

10/ Valise ou sac à dos ? 
Plutôt valise.

11/ La destination de tes rêves ?
Il y en a tant ! La cordillère des Andes, du nord au sud. L'himalaya. La Nouvelle Zélande, j'adorerais y retourner. Les pays scandinaves, en hiver, tant qu'à faire. L'autre jour, j'ai eu envie de faire un trip autour du cercle polaire ... Bref, les destinations qui me font rêver ne manquent, ce sont plutôt le temps et l'argent.


Bon voilà, j'en ai fini. Par contre, je suis désolée et vraiment une blogueuse en carton parce-qu'en retour, je ne tague personne et ne pose pas 11 questions... S'il y en a qui veulent s'y mettre, elles n'ont qu'à piocher dans les 22 que j'ai eues. 

dimanche 5 février 2017

Cette drogue dure

Connue depuis la nuit des temps, elle fait des ravages. Dans tous les milieux et dans tous les pays, à travers les âges.

Il faut reconnaitre que certaines périodes sont plus fastes que d'autres.

Elle a l'avantage d'être gratuite. Facile d'accès. Alors, dans les périodes de crise, on s'y délecte, on s'y prélasse. Les cerveaux sont fatigués et en redemandent.

On joue à celui qui sera le plus camé. Le plus cramé aussi. Celui qui en étalera le plus.

Je dois avouer qu'en ce moment, on fait fort avec. On est complètement intoxiqués, à travers le monde. On est tous égaux face à elle. Mais comme toujours, certains sont privilégiés et ont plusieurs longueurs d'avance.

En ce dimanche 5 février 2017, je souhaite dédicacer tout spécialement ce billet à deux grands camés devant l'éternel :

L'abruti(e) fini(e) qui il y a un an a incendié la mairie et l'école, parce qu'il/elle avait un contentieux avec le maire.

L'autre abruti fini qui a tous les papiers en mains depuis des mois pour la mise en place d'une école provisoire (et aussi la reconstruction ?) et qui ne les a toujours pas signés. De là à penser qu'il se venge, il n'y a qu'un pas. En attendant, les enfants n'ont depuis un an plus de véritable école.

Aujourd'hui, je trinque à :

La connerie, cette drogue dure dont l'humanité ne saurait se passer ...


J'ai déjà avoué il y a quelques jours que l'apéro cosmique est ma drogue dure et pour célébrer son retour, j'avais alors promis d'offrir au moins une deuxième tournée. La voilà donc, et c'était ma deuxième participation aux « Apéros Cosmiques » d'Aileza du blog La Cacahouète cosmique dont le thème est toujours :
"..., cette drogue dure"
 PS : j'espère ma petite Cacahouète que tu ne te sens pas trop plagiée par cette deuxième participation ...

PPS : je crains de ne pas pouvoir payer une troisième tournée d'ici mercredi ... Dommage !!!

jeudi 2 février 2017

A neve in Corsica


Depuis le temps qu'elle était attendue, elle a fini par arriver. Timidement d'abord puis plus fort. On l'a espérée, espérée. On en a vite profité. Elle est devenue si rare ces dernières années.

Chez nous, il n'en est pas tombé 1,50 m. Le vent a fait des siennes 2 semaines durant. Mais ce n'est pas grave : on a eu la neige !!!

Et rien que ça, rien que d'y penser, ça réchauffe le cœur : j'aime la neige, y marcher, y jouer avec les mômes, la photographier.

Il y a là deux semaines de photos regroupées.

















dimanche 29 janvier 2017

Lettre à mes enfants

Batgirl, Catboy, 

Mes biens chers enfants, je ne sais si un jour vous lirez cette lettre. Peut-être le ferez vous à l'aube de vos 36 ans ? Ce serait amusant car je l'écris à quelques jours des miens. Pourquoi maintenant ? Cette date et ce chiffre ne me chiffonnent pas plus que ça en vrai. Juste parce que le monde dans lequel je vis, aujourd'hui, à l'aube de mes 36 ans ne me plait pas. A vrai dire, il m'inquiète, il me peine. Je n'arrive pas à le comprendre.

Suis-je donc devenue si vieille que cela ? Pourtant, mon âge n'est pas si avancé. Suis-je donc vieille dans ma tête, avant l'âge ?

Comment sera le monde dans 30 ans quand vous lirez ces lignes écrites par votre mère ? Je ne sais pas, je n'arrive pas à l'imaginer. Je n'ose pas l'imaginer. Je peux vous décrire à peu près celui d'il y a 30 ans, quand mes propres parents allaient fêter leur 36è anniversaire. J'ai l'impression qu'il était mieux. En tout cas, la guerre froide était terminée. Certes, il y avait déjà la crise mais ça ne faisait pas autant de temps qu'aujourd'hui. La famille lepen et ses idées nauséabondes ne risquait pas de gouverner un jour la France.

En tout état de cause, même si le monde n'était à l'époque pas tout rose, j'ai le sentiment que c'était "mieux". Mieux, dans le sens où il y avait encore de l'espoir. Espoir d'une vie meilleure. Il y avait aussi des progrès.

Aujourd'hui, en 2017, on régresse. De toutes parts, les digues fissurées rompent et nous sommes submergés par l'ignoble vague réactionnaire. Et je me demande ce que pensaient et ressentaient mes arrières grands parents, au même âge que moi, en 1937.

Nos parents et nos grands-parents avaient obtenu des droits. Nous sommes en train de les laisser partir, inexorablement. Des jeunes de 20 ans aujourd'hui manifestent aux côtés de personnes âgées contre le droit à l'avortement, se définissant comme des survivants ... Mais quels survivants ? Survivants de quoi au juste ? D'être nés après la légalisation de l'avortement ? Mais vous, mes enfants, tout comme moi, d'ailleurs, sommes également nés après cette légalisation ... Nous ne sommes pas pour autant des survivants. Nous avons été désirés par nos parents. Les survivantes sont toutes les femmes qui ont eu un jour à faire le choix d'un avortement et qui y ont eu accès dans des conditions saines et sures.

Combien meurent chaque année des suites d'un avortement clandestin ? 

Pourquoi je vous embête avec cette histoire ? Parce que j'ai en tête l'affreuse photo de ces 7 salopards (excusez mon langage mes amours mais il n'y a pas d'autre mots) vieux, blancs et en costard signant, le sourire aux lèvres, un décret qu'ils attendaient de toute évidence depuis fort longtemps, un décret empêchant les femmes, de toutes les couleurs, et surtout les plus pauvres, de disposer librement de leur corps. Rien que d'y penser j'en ai la nausée.

Je vous parle de ça parce que je ne pensais pas qu'en 2017, dans les pays occidentaux, nous devrions encore nous battre pour disposer librement de nos corps et de nos vies. Et pourtant, c'est une bien triste réalité. Je vous raconte cela pour que jamais vous n'oubliez que vos droits ont été chèrement acquis et que n'importe qui, à n'importe quel moment, sous n'importe quel prétexte, cherchera à vous les retirer. 

Mais qu'avons nous fait ? Qu'avons nous raté pour en arriver à ce stade ? En 2017, on parle de "droits des femmes et des minorités". Qu'avons nous raté pour que nous ayons encore besoin de parler de droits des femmes ? De mettre nos droits dans le même sac que les minorités ? Les femmes ne sont pas une minorité, elles représentent 50 % de la population.

Mes enfants, je ne comprends pas ce monde. Je ne comprends pas cette marche arrière qu'on fait à toute vapeur. Je pensais que nous évoluerions vers plus d'humanisme, plus d'humanité. Des hommes et des femmes haïssent ouvertement d'autres personnes du fait de leur couleur, de leur religion ; y compris les enfants qui n'ont rien demandé à personne.

Il n'y a plus de solidarité. Nous sommes à la veille d'une élection importante, qu'on le veuille ou non, qu'on trouve le système bien fait ou non, cette élection, dans le système actuel, est importante. Et que nous propose t'on comme vision du monde de demain ? La peur de l'autre. Toujours plus de compétition entre les individus et moins de solidarité. Ceux qui osent proposer autre chose sont traités d'utopistes, d'idéalistes, de dangereux personnages qui vont mettre le pays à genoux.

Mes enfants, j'en ai voulu à la génération de vos grands-parents. Je lui en ai voulu parce qu'elle a eu la chance de connaitre les années 70, le rêve d'un monde meilleur et qu'aujourd'hui, nous sommes dans une crise sans fin. Je lui en ai voulu parce qu'elle n'a rien su faire et qu'elle piétine allègrement de nombreuses avancées.

Mais je m'en veux à moi et ma génération de ne rien faire pour inverser la vapeur. Je nous en veux parce que nous n'arrivons plus à voter ou alors mal voter. Je voudrais tant qu'on se bouge enfin nos petits derrières, que nous sortions la tête de nos problèmes et notre fatalisme. Que nous nous battions. Parce-que, c'est bien gentil, d'en vouloir à la génération au pouvoir, celle de nos parents. Mais il nous appartient à nous de prendre les rênes et redessiner un monde nouveau.

Mes enfants, je vais vous laisser. J'espère que si vous lisez cette lettre, en 2047, vous aurez si ce n'est un beau monde, en tout cas un monde qui remonte, qui évolue de nouveau.

Je vous embrasse, votre mère, pas encore mamie. Et je vous laisse avec un peu d'humour so 2017.