Action des services vétérinaires au Salon de l’agriculture

C’était le 22 février dernier, une vingtaine de militants du SYGMA FSU (section Ile et Vilaine) se sont rendus sur le stand du Ministère en charge de l’Agriculture à la fameuse foire de Paris.

Leur but ? Discuter avec les visiteurs du stand (simples consommateurs), les syndicats agricoles et les représentants de la filière agroalimentaire sur ce qui se tramait en Haut-Lieu et les conséquences de la RGPP (NDLR : Régression Globale des Politiques Publiques ; Pardon : révision générale des politiques publiques). Ce jour-là, ils ont également distribué un tract signé par l’ENSEMBLE des organisations syndicales de la FSU et Sud (petites mains du ministère) au SNISPV (cadres des services vétérinaires).

Mais quel est le rôle des services vétérinaires du Ministère de l'Agriculture ?

Et bien voilà, entre autres choses, les services vétérinaires du ministère de l’agriculture étaient :

  • Chargés de la vérification de la qualité et de la sécurité alimentaire à tous les maillons de la chaîne alimentaire,
  • Présents en permanence dans les abattoirs afin de contrôler CHAQUE carcasse abattue (NDLR : Après, qu’on me reparle encore de la fainéantise et des horaires géniaux des fonctionnaires mais les conditions de travail en abattoir feront l’objet d’un autre article …)

Alors, que se passe t'il ?

Dans le cadre de sa génialissime RGPP, notre cher ministère démantèle le service public dans le domaine de la sécurité sanitaire de la chaîne alimentaire.

Il a ainsi engagé sans état d'âme, et avec la complicité active du Préfet de Bretagne, une expérimentation sur les plus gros abattoirs de porcs français afin de permettre aux exploitants de ces abattoirs d’assurer eux-mêmes l’inspection des viandes qu'ils vont vendre au consommateur (NDLR : on ne s’étrangle pas, s’il vous plait !).

Est ce utile de préciser qu'un tel procédé serait en totale infraction avec les engagements communautaires de la France ?

Si les syndicats ne contestent pas une nécessaire évolution de la réglementation sanitaire en abattoir, ils insistent sur les risques en terme de santé humaine engendrés par l’insuffisance chronique des moyens consacrés à ce service public-là.

Par ailleurs, ils réclament l’arrêt immédiat du dégraissage actuel (NDLR : un véritable plan social, absolument pas social tout comme partout ailleurs). Ainsi, en 5 ans, ce sont 10 % des effectifs (soit 425 emplois) qui ont été supprimés dans le domaine de la sécurité sanitaire de la chaîne alimentaire. En 2011, il y aura encore 117 emplois qui seront supprimés ...

Le jour où il n'y a plus d'inspecteurs en Services vétérinaires,

Quelle sera la qualité de votre Rosbeef ?

Commentaires

  1. Un commentaire qui n'a rien à voir! Le site pour qui j'écris, cherche à rentrer en contact avec des bloggeuses maman, ça t'interesse?

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