Mes p'tits boulots d'étudiante

Suite à l'article de Claire, je vais vous raconter mes p'tits boulots d'avant, de quand je n'étais pas qu'une vilaine fonctionnaire qui arrête pas d'embêter les gentils maires ...

Me suis lancée dans les souvenirs, en me disant que ça allait être vite fait : j'ai bien profité de mes parents qui pouvaient me payer mes études (même si quand certains mois, il y avait plus de dépenses, je me débrouillais plutôt que de demander une rallonge ...).

J'ai commencé par monter ma propre petite entreprise d'artisanat et autres z'objets d'art, avec mes frères et les copains du village. C'était cool, il n'y avait pas de patron, on travaillait 2 mois dans l'année, et encore seulement quand nous n'avions rien d'autre à faire. Nous fabriquions des bibelots en bois, en pate à modeler sel, dessinions sur des ardoises, fabriquions des bougies, etc., etc. Peu de bénéfices à la fin de l'été mais suffisamment pour avoir un peu d'argent de poche pour le reste de l'année ... Et nos parents avaient la paix pendant ce temps-là.

J'ai ramassé les cerises. Sympa, il faisait un peu chaud mais on rigolait bien, on montait dans les arbres. Il fallait trier entre celles qui allaient partir en supermarché et celles qui seraient vendues à l'agrobizness du coin (spécialiste en fruits confits), grand pollueur de rivières de son état ... mais aussi un des seuls pourvoyeurs d'emplois de la ville !

J'ai travaillé dans un gîte : cuisine, plonge et ménage (SIC). Le patron était un copain de mes parents au village, il m'appelait quand il avait un coup de bourre et qu'il fallait couper les olives en 4 pour faire les cakes. Ne me demandez pas pourquoi en 4, je n'ai jamais compris ni réussi à lui faire comprendre que pas coupées, elles faisaient tout aussi bien : il avait le crâne dur d'un vosgien ...

J'ai fait du baby-sitting. Pour le compte de la femme du patron du gîte précédent quand elle a eu le 3° et qu'il fallait qu'elle accompagne les ainées aux activités diverses et variées. Pas trop fatigant ni stressant sauf le jour où le gosse a braillé toute l'après-midi et que je n'arrivais pas à le calmer. Pour des voisins : je devais aller chercher les gamins à l'école et les garder jusqu'à ce que leur mère rentre (pas trop tard). J'aimais bien ces gamins et leurs parents.

J'ai fait les foins. Conduire du tracteur (pas trop vite, qu'ils aient le temps de charger), puis décharger les bottes. Bien rigolé.

J'ai fait une saison en refuge de haute montagne. Cotoyer des alpinistes qui faisaient des courses plus ou moins dures, faire les dortoirs, la cuisine et la plonge. Deux mois intenses (pas de jour de repos) mais très enrichissants.

Monitrice en centre aéré. De tous mes petits boulots, c'est sans doutes celui où je me suis le moins amusée et où j'ai eu le plus de mal. Sans doutes parce que je commençais ma période "les enfants, moins je les vois, mieux je me porte" mais surement parce que les nanas avec qui je travaillais passaient plus de temps à leur crier dessus et faire de la discipline qu'à vraiment leur proposer des activités (qui étaient un peu toujours les mêmes).

Caissière en supermarché : entre la fin de mes études et mon travail actuel. Là, j'ai détesté. Les clients qui ne te disent ni bonjour, ni merci, ni au-revoir, qui t'engueulent quand ça va trop vite, qui t'engueulent quand ça va trop doucement, qui ne comprennent pas le concept de caisse réservée, qui te règlent 20 € de course avec un billet de 500 à 8h45 (t'as commencé à 8h30). Le pire (histoire qui ne m'est pas arrivée directement) : une bourge, probablement entretenue par son mari médecin ou avosat vu qu'on était dans la banlieue chic de Grenoble, qui a engueulé une caissière et sui lui a dit qu'elle faisait ça parce qu'elle n'était pas capable de faire autre chose ; la gamine finançait ses études en travaillant le soir et le week-end en caisse.

Après, j'ai réussi mon concours et j'ai sabré le champagne parce que plus jamais au chômage et plus jamais caissière.

Voilà pour mes petits boulots. La liste est longue mais à part les 3 derniers, c'était très sporadique. Et, pendant l'année scolaire, mes parents ne voulaient pas que je travaille ...

Après, il faut dire une chose : même si j'étais une faqueuse, j'ai fait des stages pendant les mois d'été.

Commentaires

  1. Les foins ,les cerises, t'as eu du mérite! Ca doit être très fatiguant. Pour ça je n'ai jamais osé aller faire les vendanges, trop peur du mal d dos. Je trouve comme toi que certaines réflexions envers les caissières sont justes dégueulasses. J'ai déjà vu des mamans dires à leurs enfants, "tu vois la dame elle est là car elle n'a pas bien travaillé à l'école", ça arrive souvent. Ca m'énerve, je vois pas où est la honte d'être caissière. D'ailleurs je refuse les caisses rapides ou les flashouilleurs au supermarché parce qu'à mon sens, ça va supprimer les emplois de caisse.
    En tout cas, joli parcours!

    RépondreSupprimer
  2. Les foins et les cerises : je n'ai pas le souvenir de la fatigue mais seulement de bons moments à rire ...
    Pour les caissières, honnêtement, avant, je pensais un peu comme ça (elle est là parce qu'elle ne peut rien faire d'autre). Maintenant, je sais que ce n'est pas forcément le cas : elle peut avoir bac+5 et ne rien trouver dans sa branche, elle peut financer ses études, etc. En tout cas, aujourd'hui, je respecterai plus une caissière qu'une bourge entretenue par son mec ! Parce qu'elle, tous es matins, elle se lève pour faire un boulot pas marrant du tout ... Et je me refuse à prendre les caisses automatiques : ce sont des emplois qu'on supprime.

    RépondreSupprimer
  3. et toi qui me fais des remarques sur mes cinquantes vies antérieures ....

    RépondreSupprimer
  4. Dis donc il est fourni ton article par rapport au mien!!! T'es courageuse :)

    RépondreSupprimer
  5. J'ai "quelques" années de plus que toi ;)
    Et puis, j'ai cherché à le fournir : le premier job, par exemple, on ne bossait pas beaucoup quand même !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

On en discute ?