Bonne Maman


Il y a deux ans, quand je suis arrivée sur mon nouveau poste, dans ma nouvelle région, mon chef m’a prise entre quatre z’yeux pour m’expliquer Ici. Je me souviens comme si c’était hier de sa phrase : "Tu devras t’adapter au contexte local" …


L’année dernière, nous avons aménagé dans notre nouvelle maison et sommes ainsi devenus les heureux propriétaires … d’un figuier fort âgé et ma foi très productif. Le mois de septembre venu, nous avons donc le choix entre faire les provisions en confiture de figue pour l’année à venir ou risquer notre peau chaque fois que nous tentons de nous rendre au jardin ! A oui, juste une parenthèse, ce sera le seul écart dans mon super article, promis juré craché, je comprends désormais les haines familiales qui peuvent se nouer autour d’un pauvre âne tué à coup de figues molles par un voisin ! C’est totalement inhumain comme traitement !!!!


Bon, revenons à nos moutons figues. Nous avons opté avec Batman pour la première solution, à savoir … la confiture de figues. Et comme on tire des leçons de ses erreurs passées, nous avons décidé d’en faire beaucoup cette année, pour survivre comme il se doit à la saison du Brucciu ! (plus que 4 mois à tenir, plus que 4 mois à tenir …).
Et comme je suis une brave fille (sous des dehors parfois un peu rudes) qui vous a déjà donné la recette du Genépi (mais pas la date de cueillette, gniark, gniark, gniark), je m’en va vous donner celle de la confiture de figues.

Vous cueillez des figues. Là encore, comme pour le Genépi, c’est une brave âme qui se dévoue pour risquer sa vie …
Vous les épluchez car sinon, ce n’est pas drôle, ça ne vous occupe qu’une seule soirée ! Là, vous aurez deux soirées bien remplies et tampax pour l'amour est dans le pré, ou autre niaiserie télévisée qui vous vide le cerveau mais que vous adorez quand même !!! Toutes façons, la recette est donnée par quelqu'un qui n'a pas encore relié sa télé à une antenne ...
Vous les mettez à mariner avec le sucre pendant une heure.
Vous faites cuire.
Quand vous en avez marre d’attendre et que la mixture semble avoir une belle consistance, vous prenez vos pots, les ébouillantez et vous mettez la confiture dans les bocaux. Pour ce dernier point, si je puis me permettre : évitez de vous brûler …
 Je m'adapte chef, je m'adapte. 

Bon maintenant que j’ai fini ma mise en bocaux et mon article, je vais pouvoir me passer de la biafine sur la main gauche ! Elle devrait être guérie pour le prochain week-end : il n’y a des réserves que pour un mois là …
Biafine mon amouououour !

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