Etats d'âme

Ce soir, je vais encore parler de moi, de ma vie de mère, de femme. Oui, je sais, c'est un blog et c'est le principe donc, ben vous vous passerez de mes blagues foireuses ou de mes coups de gueule ce soir (pas de couture ou de recette de cuisine non plus).

Si vous avez loupé les épisodes précédents : je travaille à temps plein, vis à 30 km de mon lieu de travail, fais un détour de 10 km matins et soir pour la crèche et je prépare actuellement un concours pour me réorienter professionnellement car mon travail me plaît de moins en moins.

Donc, entre le travail et les trajets, je ne vois guère la petite qui passe une dizaine d'heures par jour à la crèche, et ce 5 jours par semaine.

Préparer un concours prend pas mal de temps aussi.

Alors, de temps en temps, je me dis qu'il serait peut être pas mal de me mettre à temps partiel, comme ça :
  • Je passerais une journée de plus avec la gamine.
  • Alienne serait peut être moins fatiguée en fin de semaine.
  • Il nous serait plus facile de maîtriser son éducation.
  • Pendant la sieste de la gosse (qui dure de 2 à 3 h à la maison), j'aurais du temps pour réviser et me préparer.
Oui mais voilà :
  • J'ai bien fait ma féministe l'année dernière quand une collègue s'est mise à 80 % pour s'occuper de sa fille plutôt que son homme. Vous comprenez : pourquoi la femme et pas l'homme sacrifie sa carrière ? Oui, bon, ma carrière importe guère en l'occurrence vu que je veux changer radicalement de métier. Mais mon travail avancera moins. Bon, dans notre couple, Batman ne peut pas se permettre financièrement de se mettre à 80 % et au niveau taf, il est déjà débordé alors ...
  • Dans le service, nous sommes en sous-effectif et il y en a déjà 3 à temps-partiel. Je suis gênée par rapport aux 2 autres temps-complet de me mettre aussi à 80 %.
  • Financièrement, nous en sortirons nous ?

Alors, je réfléchis, je réfléchis encore et encore. C'est compliqué quand même d'être une fichue féministe de base, de ne vouloir dépendre de personne, de ne pas vouloir que ce soit à moi de me "sacrifier" mais aussi de vouloir gagner 11h par jour de vie ...

Commentaires

  1. 1) tu laisses tomber les jugements et les pensées des autres
    2) tu penses à toi et à tes besoins
    3) Tu en as besoin de ce temps pour te réorienter non? donc c'est par besoin et pas par devoir que tu t'arrêtes donc point de féminisme là dedans

    Tu vois. c'est facile finalement!

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    Réponses
    1. Lol.

      Je t'adore !

      Et puis, le féminisme c'est bien de pouvoir disposer de nos corps et de nos vies aussi ? Et puis, ce n'est pas comme si j'arrêtais complètement. Si ça ne marche pas, c'est réversible aussi ...

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