Une pensée pour eux

Une fois n'est pas coutume, j'ai envie de me poser deux minutes sur un fait divers. Vous n'avez pas pu rater ce fait-divers là, à moins que vous soyez en séjour en maternité ...

Oui, je parle de cet accident de car en Suisse. Mais je ne veux pas m'appesantir sur ces 22 enfants morts et ces 24 enfants blessés qui seront marqués à vie. On en parle déjà assez de partout.

Non, je voulais parler des adultes. Pour eux, il n'y a pas eu un seul mot. On sait seulement qu'il y en a 6 qui sont morts dans l'accident. Oui, mais combien étaient ils dans ce car ? Il faut chercher, encore et encore. En lisant les articles et les calculs à partir des quelques chiffres donnés (28 morts, 24 blessés pour 52 personnes dans le bus), on arrive malheureusement à la conclusion suivante : tous les adultes sont morts dans cette catastrophe.

Par cet article, je ne veux pas minimiser le drame que vivent les familles de ces enfants. Non, je veux juste avoir une pensée pour les familles de ces adultes : 2 chauffeurs et qui étaient les 4 autres ? Instituteurs, institutrices, parents accompagnant, accompagnateurs/trices en charge de l'encadrement des enfants ? 

On n'en sait rien, strictement rien. On sait juste qu'ils étaient 4. Ils étaient 4 et avaient eux aussi une famille qui tenait à eux : un père, une mère, des frères et sœurs, un mari ou une femme, des enfants peut être aussi. Leur douleur à ces familles est elle moins grande que celle des enfants ? J'en doute. J'en doute parce qu'à un certain stade de souffrance qui a dû être atteint pour toutes ces familles, on ne peut plus graduer la douleur, on ne peut plus dire je souffre plus ou moins qu'un autre.

Je touche du bois et de la peau de singe pour que ça ne m'arrive jamais. Mais si par malheur Meije devait un jour mourir dans un tel accident, en rentrant de classe de neige, je ne serais pas moins triste si ça devait lui arriver parce qu'elle est adulte et a accompagné des enfants à ladite classe de neige que si elle avait fait partie de ces enfants.


Commentaires

  1. Ce drame m'a beaucoup touchée. Parce que je me suis imaginé la souffrance des parents, mais aussi celles des familles des adultes justement. Et je me suis que ça pourrait m'arriver en voyage scolaire aussi. Dans ce métier on est souvent dans les cars, parfois non pourvus de ceintures. Ce matin, en classe, j'ai demandé une minute de silence à mes élèves, et on en a parlé.

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    1. c'est vrai que j'ai été surprise (dans le bon sens même si ç an'a malheureusement pas bcp servi) qu'ils étaient tous attachés ! quand je vois quel boxon c'était quand je partais en colo ! ma mère en était malade que je prenne le car ... mais comme je le disais à Adrenaline malheureusement on ne peut pas mettre nos enfants (ou nous-mêmes) sous cloche ... et le mauvais sort nous atteint de tte façon quand on s'y attend le moins ! ma mere est quand même malade qu'on prenne l'avion tous les 4 ... mais je crois qu'on ne change pas une maman ! et plus je vieillis plus je comprends ses angoisses moi qui l'envoyait ballader quand je partais à l'autre bout du monde dans ma jeunesse !

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    2. J'ai pensé à toi Marilou, effectivement.

      Babidji, je suis entièrement d'accord avec toi : on ne peut mettre personne sous cloche, juste croiser les doigts pour que ça ne nous arrive pas à nous ou un de nos proches. Pour revenir à ta mère, je pense que c'est humain ;-)

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  2. :'(
    Je ne sais pas quoi dire. C'est horrible.
    Paix. Silence. Recueillement.

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    1. Il n'y a pas grand chose à dire, en effet

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