Passer un concours

Il y a à peu près un an, je m'inscrivais au concours de professeur des écoles. Pourquoi ? Bonne question ! Peut-être parce que j'en avais marre de mon travail, parce que je me rendais compte que j'aimais bien voir Alienne évoluer et apprendre de nouvelles choses chaque jour et peut-être parce que j'avais envie d'aider d'autres enfants que la puce à grandir et leur apprendre plein de choses intéressantes. Sans doutes parce que je me disais que mon utilité pour mes congénères serait plus visible en tant qu'institutrice, plus rapidement et plus efficacement, qu'en tant que technicienne sur l'assainissement.

Alors, pendant qu'Alienne était en vacances chez ses grands-parents sur le Continent, j'ai bossé comme une tarée les écrits tout le mois d'août, puis un peu moins durement au mois de septembre parce qu'il fallait bien s'occuper de la gamine le soir après la crèche, et ne pas tout déléguer à son père.

J'ai passé les écrits fin septembre. J'ai commencé par halluciner en voyant la différence d'âge entre moi et mes concurrentes qui, elles, avaient travaillé le concours pendant une année entière, qui savaient ce que c'était un commentaire de texte, contrairement à moi qui n'en avais plus fait depuis 14 ans (ça ne me rajeunit pas tout ça mais c'est encore pire de dire l'année !). J'ai tremblé comme une feuille en découvrant mon sujet de français. J'ai lu, relu et re-relu. J'ai continué à trembler en commençant mon brouillon. J'ai dû mettre une heure à calmer mes nerfs. Puis j'ai pondu un truc. Super court par rapport aux pavés des autres.

Surtout, j'ai compté le nombre de chaises vides (oui, mathématiquement, plus il y a de chaises vides, plus tu as de chances d'être reçu) (c'est c** mais c'est le principe même du concours). Le deuxième jour, ça allait mieux, c'étaient maths et biologie, que du bonheur quoi.

Et puis le temps a passé. J'ai eu les résultats des écrits : admissible. Fallait remettre ça en juin. Mais là, pas de pause où papy et mamie gardaient la gamine. Alors, j'ai travaillé comme j'ai pu, le soir, après le travail, après avoir couché la puce, quand je ne m'écroulais pas de fatigue (ou que je ne préférais pas bloguer). J'ai travaillé sur des bouquins dédiés à ça.

Et cette semaine, j'ai passé les oraux, à Corte, 45 km de route, 1 h de trajet. En plein mois de juin (pas trop chaud heureusement). Se taper les touristes qui se traînent et ne savent pas conduire quand on est stressé par un entretien professionnel et qu'on n'est pas sûr de soi, que du bonheur.

Je viens de finir les oraux. Et maintenant ? Maintenant, "Inch'Allah", comme on dit de l'autre côté de la mer. On saura ce qu'il en retourne d'ici une semaine. Surtout se rappeler que c'est un concours et que les autres, elles ont eu tout leur temps pour le préparer, qu'elles ont eu une formation et des stages. J'y suis presque allée comme une touriste, en comparaison.

En tout cas, j'en retiens que les années passent, que j'ai beau avoir désormais l'habitude de prendre la parole en public, je suis toujours aussi stressée à l'oral. La voix tremble toujours autant, mais le débit se calme par rapport à avant.

J'en retiens aussi que je suis incapable de broder autour d'un sujet : je vais droit au but.

Mais, finalement, j'aime bien ça passer un concours. Certes, ce n'est pas facile le soir et le week-end de se plonger dans des maths, du français, de l'histoire ou de la physique. Mais j'aime ça. J'aime faire travailler ce feignant qui me sert de cerveau, le faire réfléchir sur des matières qu'il n'a plus l'habitude de travailler.

Et j'aime aussi la satisfaction que procure la fin des épreuves ...


Commentaires

  1. Ca me rappelle des choses, ça... Je l'ai passé en candidat libre, mais préparé par le CNED... et j'ai réussi, comme quoi !
    Je pense bien à toi, bises :)

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    1. Même pas pris les cours du CNED. Ils sont bien ? Le mari d'une copine le passe à la prochaine session et je cherche des trucs pour le conseiller.

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  2. je te souhaite de réussir ;) bises

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    1. Merci. Les dés sont jetés maintenant !

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  3. J'espère que tu seras admise ! Et tu sais, l'esprit de synthèse est très apprécié... il est même exigé partout (c'est pourquoi je me ramasserais en beauté si je passais le CRPE) !

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    1. Pour l'esprit de synthèse, c'est clair que ça n'a pas eu l'air de gêner sur les écrits puisque je les ai réussis ! Après, là, ce sont les oraux et c'est une autre paire de manche.

      Pour l'admission, on verra d'ici une semaine.

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  4. coucou j'adore les concours, je suis normalienne , c'est à dire une dinosaure chez les instits^^;
    et mon fils a réussi son capes de maths sans aller en prépa capes,
    toi tu as déjà réussi l'écrit, c'est la preuve que les cours de préparations ne sont pas indispensables , on peut bosser soi même ;
    je te souhaite bon courage pour l'attente et.....je viendrai voir les résultats sur ton blog

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    1. En effet, normalienne, c'est autre chose !

      Le CAPES (bio), je m'y étais inscrite mais j'ai pas eu les gonades d'aller le passer, vu que je n'avais pas suivi de cours spécifiques ni même trouvé quoi que ce soit sur Internet. Chapeau bas à ton fils en tout cas !

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  5. Oh la la ça me refiles le stress de l'attente des résultats! Je te dis à bientôt et bonne chance chère future collègue!

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  6. Coucou, je ne sais pas si depuis tu as les résultats.J'espère qu'ils sont bons. Quoi qu'il en soit tu as eu le courage de te remettre à bosser un concours. Et rien que pour ça: chapeau bas. En plus tu as une petite puce, autant dire que ça doit être crevant.
    Bonne soirée

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    1. J'ai effectivement eu les résultats : j'ai raté le concours, de beaucoup ...

      Et en effet, ce n'est pas évident de travailler le soir, après la journée et la puce. Merci

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