Cancer de l'enfant : pour une meilleure prise en charge

S'il y a bien quelque chose de terrible, je pense, c'est la maladie d'un enfant. J'ai déjà vu des personnes combattre et mourir de cancer, heureusement ce n'étaient pas des enfants. Aucun enfant ne devrait avoir à affronter ce genre d'épreuve, cette injustice de la vie.


Cependant, chaque année environ 1800 enfants sont atteints de cancer en France (un enfant sur 600). Ces maladies restent néanmoins la deuxième cause de mortalité des enfants de plus de 1 an après les accidents.Les tumeurs malignes observées chez l'enfant n'ont rien de commun avec celles que l'on peut rencontrer chez l'adulte. En effet, il s'agit de maladies rares (1% des cancers détectés chaque année). Les principales localisations des cancers de l'adulte (pulmonaires, sein et organes génitaux féminins, tube digestif et peau) sont pratiquement inconnues chez l'enfant. De plus, alors que les facteurs environnementaux tels que le tabac sont responsables de bon nombre de cancers de l'adulte, ceux-ci ne sont pas incriminés dans la survenue des tumeurs chez l'enfant.
Ces particularités, associées à des particularités histologiques, contribuent à expliquer une évolution des tumeurs de l'enfant très différente de celle de l'adulte. Ce sont des tumeurs à  évolution rapide, cela s'explique très largement par la forte proportion de cellules engagées dans un cycle de division et qui peut atteindre 80-90 %. Ces tumeurs régressent aussi très vite sous l'effet des chimiothérapies et de la radiothérapie auxquelles elles sont particulièrement sensibles. (Source : Société Française de pédiatrie)
 
De par cette rareté et ces spécificités, la prise en charge de ces cancers est actuellement très difficile, voire se dégrade (sources : France Info, Doctissimo).

C'est pourquoi, quand je suis tombée sur une pétition pour qu'un fond de recherche pour les cancers pédiatriques voit le jour, je l'ai tout de suite signée. Il s'agit là de demander aux parlementaires de voter une loi reprenant les thèmes suivants :
  • L'obligation pour les laboratoires de financer une recherche indépendante liée aux cancers pédiatriques.
  • L'individualisation des traitements dans le cas de maladies dites rares où il n'existe pas de vraie "thérapie" curative.
  • La condamnation de toute attitude médicale conduisant à des pertes de chances de survie.
La pétition, c'est ici :

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