Je lis Badinter, j'allaite et je ne suis pas schizophrène, merci

Je me suis toujours refusée à parler de l'allaitement sur mon blog parce que j'estime que c'est quelque chose de personnel et que je ne veux pas passer pour ce que je ne suis pas, à savoir une extrémiste. Parce qu'il faut bien se rendre compte qu'avec cette guerre ridicule que se livrent un certain nombre de mères blogueuses sur le sujet, soit tu es dans un camp, soit tu es dans l'autre et tu ne peux pas avoir ton opinion sur le sujet ...

Mais j'en ai ma claque. Avant toute chose : lisez-moi jusqu'au bout, avant de venir me jeter vos biberons ou tires-lait à la figure ... les "allaitantes" comme les "biberonnantes".

Oui, j'allaite. Aujourd'hui, en cumul avec mes deux enfants, j'en suis à plus de 27 mois d’allaitement (13 et quelques pour Batgirl et 14 pour Catboy et il n'est pas prêt d'être sevré).

Et pour en revenir au titre de mon article, oui, j'ai lu Élisabeth Badinter, et j'ai même lu deux livres d'elle : Le Conflit (bien évidemment) et L'Amour en plus (j'en avais parlé ici). Je n'en suis donc pas morte, je n'en suis pas ressortie convaincue que la maternité et l'allaitement c'étaient le mal personnifiés et je n'ai pas été choquée par ses propos. Et pour tout dire, oui, je suis d'accord avec elle et, je le répète, je le vis très bien !!!

A tout(e)s celles et ceux qui critiquent ou encensent Le Conflit, en n'en ayant lu que quelques extraits ou les critiques qui allaient dans leur sens, je ne saurais que leur conseiller de lire puis de revenir en discuter ... Parce que, personnellement, j'y suis allée avec quelques à priori, puisque je l'ai lu au moment de sa sortie, en pleine polémique et qu'à l'époque j'avais droit aux regards de ma mère inquiète de voir sa fille si soumise aux dictats de la société, et qu'aujourd’hui c'est mon livre de chevet.

Ce livre est extrêmement documenté, elle ne jette pas un pavé dans la mare comme ça pour le plaisir de dire que l'allaitement c'est anti-féministe, que c'est le mal, non, elle ne dit pas que pour être une femme moderne, il faut à tout prix donner le biberon. Non, elle dit juste, chiffres et études à l'appui, que la société met une pression incroyable aux femmes pour qu'elles allaitent.

Et je suis tout à fait d'accord avec elle.

Parce que je suis désolée mais quand j'entends une future mère dire qu'elle compte allaiter 6 mois, quand j'entends qu'une jeune mère a arrêté l'allaitement au bout de x temps parce que c'était trop dur/fatigant,etc., je ne pense qu'une seule chose : elle ne veut pas allaiter parce qu'elle en a envie mais juste parce qu'on lui a dit que c'est ce qu'il y a de mieux pour son enfant.

Je suis désolée mais quand on m'a demandé comment je comptais nourrir mes enfants et qu'à ma réponse, j'ai lu dans le regard de la sage-femme, ou qu'elle l'a carrément dit, un "c'est bien, bonne petite", il y a bien une pression de la société. 

Ne me dites pas, quand on insiste lourdement auprès d'une femme qui refuse l'allaitement pour qu'elle fasse, au moins, la tétée d'accueil, qu'il n'y a pas de pression de la société !!!

Quand en Angleterre, on rémunère les femmes pour qu'elles allaitent, ne me dites pas qu'il n'y a pas de pression de la société.


Donc, voilà, un bon gros pavé pour dire deux choses ...

La première : avant de critiquer par rapport à ce qu'en disent les autres et des extraits bien choisis, forgez-vous votre propre opinion en lisant.
La deuxième : avant de choisir quel lait vous allez donner à votre enfant, posez-vous la question de savoir au plus profond de vous-même si vous avez envie d'allaiter ou pas. Et après, ne vous laissez plus embêter par qui que ce soit !

Commentaires

  1. Je savoure ton article, et comme très souvent, je suis bien d'accord. Je ne l'aurais pas dit pareil mais je pense quasiment la même chose. Catwoman, tu es une catsuperwoman! <3

    RépondreSupprimer
  2. Je n'ai pas allaité, j'avais des raisons et oui j'ai subi une certaine pression pour ne pas allaiter! J'ai essayé, ca n'a pas marché, trop de pression! Alors je reste admative des femmes comme toi! Oui! Maintenant, avec le recul j'assume ! Mais je crois que ce choix, devrait être un choix personnel, naturel qui n'est pas "psychologie", juste un acte d'une mère envers son enfant! Le biberon ne m'a pas empêcher de transmettre l'amour que j'ai pour eux, je l'ai fait différemment qu'en donnant le sein et mon lait! C'est tout! Maintenant je j'irais pas critiquer celles qui allaitent et je ne vois pas en quoi c'est un recul! Je connais des allaitantes qui travaillent et sont épanouies, tout comme des mamans qui donnent le biberon! L'essentiel est, encore une fois, d'être en accord ac soi même ! Merci pour ton billet!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ton témoignage.

      J'imagine que ça n'a pas dû être facile pour toi ... Et oui, je suis convaincue qu'on tisse des liens aussi forts en donnant le biberon ou le sein, il suffit d'être soi-même bien dans son choix ...

      Ce n'est pas l'allaitement en soi qui est le recul, c'est tout un tas de petites choses qui mises les unes à la suite des autres font qu'au final, si on n'y prend pas garde, nous renvoie dans nos foyers ...

      Supprimer
  3. J'allaite et je suis d'accord avec toi. Partout, des bonnes paroles quand je dis que je donne le sein. Et si je donnais le biberon, qu'est-ce qu'on me dirait ? Ma belle-mère crache presque sur ma belle-sœur "parce qu'elle n'a même pas essayé" mais foutez-lui la paix !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Exactement ça : qu'on foute la paix à celles qui choisissent le biberon (comme (foutez-nous la paix quand on décide d'allaiter longtemps parce que tu verras, si tu continues au delà de ce qui est jugé comme décent, tu auras également droit au regard inquisiteur ;-) )

      Supprimer
    2. Je n'en doute hélas pas un seul instant puisqu'on m'a déjà demandé "Tu allaites toujours ou elle est au biberon déjà" ? alors qu'elle n'a même pas un mois. J'ai eu envie de répondre : "Qu'est-ce que ça peut te foutre ?" Jte demande moi si tu manges à la cuillère ou à la fourchette ?
      Cela dit, la pression est partout. Oui j'allaite, mais on ne me laisse pas tranquille sur sa prise de poids et ça me prend le chou ! On peut pas juste me demander comment elle va et sortir des cases, des courbes et des normes ?

      Supprimer
  4. entièrement d'accord. Un jour j'arriverai à lire le Conflit (mais pour le moment pas le temps et trop d'à priori) mais j'aime pas trop le critiquer sans le lire. Ce qui me gonfle c'est quand ma soeur m'a dit (alors que j'étais enceinte) que Badinter elle a bien raison, l'allaitement c'est l'esclavage de la mère, j'ai juste eu envie de réponde "nan mais laissez moi faire comme j'ai ENVIE merde!" En fait c'est ça, faut faire comme on le sent. Allaiter à contre-coeur pour moi n'a pas tellement de sens. Chacune est libre et les préarations en poudre ne sont pas l'oeuvre de Satan. ( voilà voilà, mon petit avis sur la question. ^^)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis désolée mais ta belle-soeur n'a pas compris grand chose à Badinter ... Après, je ne dis pas qu'elle est pour l'allaitement (qu'on ne vienne pas déformer mes propos) mais je n'est pas ressenti un ANTI définitif contre toute forme d'allaitement !

      Et en effet, les préparations en poudre ne sont pas l'oeuvre de Satan, surtout dans nos pays. Je ne dis pas dans d'autres mais ici, elles sont quand même bien adaptées !!!

      Supprimer
  5. Pas lu et pas envie mais je n'ai jamais exprimé une quelconque opinion la concernant, en toute logique.
    C'est vrai il y a une pression de la société. Mais pourquoi? Plusieurs raisons dont une principale, je pense, est que la norme est le biberon de nos jours. Les futurs parents en général sont mal informés, il y a les expériences de l'entourage et les brochures à lire pendant la grossesse, c'est peu. Alors on encourage les mères à allaiter, pour les "forcer" à "penser" à l'allaitement.
    Je ne sais pas si je suis claire, mais moi je vois ça comme ça.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne pense pas qu'on encourage les mères pour y penser ... Personnellement, on ne m'en a pas trop parlé pendant ma première grossesse. On m'a laissée relativement tranquille avec ça. A l'époque, j'évitais comme la peste les blogs de mamans et les forums (je ne vais d'ailleurs tjs pas sur ces derniers) mais, avec mon esprit de contradiction, si je l'avais fait, j'aurais fort pu ne jamais allaiter !!! Je me souviens de ma meilleure amie à qui on a dit des vertes et des pas mûres (ses amies d'ailleurs) quand elle a affirmé qu'elle ne voulait pas allaiter ...

      Supprimer
    2. C'est vrai que le manque d'informations est plus que probant, même par le corps médical. Et c'est dommage. Moi-même je n'ai appris qu'ado qu'une mère pouvait allaiter. Truc de fou hein, jamais ça ne m'était venue à l'esprit. Les poupées, ma propre mère: biberon!

      Supprimer
    3. Ce n'est pas si fou : moi aussi, ça date de l'adolescence et des cousines de ma mères qui allaitaient à l'époque leurs bébés !!!

      Supprimer
  6. à l'heure du choix, chacun est libre G LUCAS

    mais je dirais que chacun doit faire l'analyse de son environnement et des pressions qui l'entourent

    mais une fois le choix fait, tu en est satisfait car c'est TON choix

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je crois que pour ce choix-là, ce n'est même pas une analyse, c'est au plus profond de soi que le choix est fait ...

      Supprimer
  7. Je suis tombé sur ton article par hasard et je me dit: Enfin un article d'une personne qui a lu son livre en entier ! Elle ne blâme ni les allaitantes, ni les biberonnantes, ni les maternantes ... Elle blâme la société.
    Tout simplement merci !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais de rien !!! Contente de voir que je ne suis pas la seule à avoir cette analyse ;-)

      Supprimer
  8. Bonjour ! J'ai aussi beaucoup aimé ton post, certainement parce que moi aussi j'ai allaité mes enfants tout en lisant (et admirant beaucoup, pour ma part !) Elisabeth Badinter. So what ? MAIS, il y a un détail sur lequel j'aimerais que tu reviennes (j'espère que je ne suis pas trop indiscrète, et peut-être que je te donne ainsi l'idée d'un autre billet) : tu as allaité ta fille moins longtemps que ton fils ; pourquoi ? Ce qui me chiffonne, c'est que j'ai lu plusieurs articles/livres (dont "La Fabrique des petites filles") qui disaient que statistiquement, on accorde moins de temps et d'intérêt à nos filles qu'à nos garçons. J'ai moi-même eu un enfant de chaque sexe, et je me stresse et me scrute beaucoup pour ne jamais réagir vis-à-vis de mes enfants en fonction de ce sexe, mais en fonction de leur caractère respectif. Voilà ; j'espère que je n'ai pas été trop maladroite, mais c'est une vraie question que je me pose.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour,

      Pour répondre à ta question, c'est très simple, j'ai arrêté mon premier allaitement une semaine avant que ma fille ne parte plusieurs jours en vacances chez ses grands-parents, loin de nous (la crèche fermait tout le mois d'août et nous n'avons pas pu prendre de congés sur l'ensemble du mois) ... sinon, je ne sais pas combien de temps exactement je l'aurais allaitée. Pour mon fils, je n'ai pas eu ce problème de mois d'août car il est chez une nourrice et que nous avons pu discuter ensemble de la date des congés ... Voilà, il n'y a aucun sexisme.

      Pour ma part, au niveau de l'attention que j'accorde à chacun de mes enfants, j'avoue que je ne fais pas très attention et je fais selon les jours et les humeurs des uns et des autres et de nos disponibilités. Je pense être très proche d'elle, je la félicite dès que possible pour chacun de ses progrès, pareil qu'avec son petit frère.

      Et pour te rassurer, non, tu n'as pas été maladroite et je conçois que ça te fasse souci ;-) mais rassures-toi, sans y penser tu y arriveras à ne pas réagir selon leur sexe mais juste selon eux ...

      Supprimer
  9. Bonjour, c'est beau de dire... c'est le choix de la femme alors que soyons honnêtes... c'est avant tout le choix de la société... quand on commence à allaiter et qu'on doit déjà penser au sevrage, ça ne donne vraiment pas envie. Pourquoi les femmes scandinaves allaitent plus qu'en France... il suffit de voir leur congé... c'est navrant aussi le manque d'informations... j'ai toujours dit qu'il n'y pas de femmes qui n'ont pas de lait mais de femmes qui manquent d'info (donc du coup, pas de chance etc...). Il faut savoir que la phrase type du genre : "le biberon de lait artificiel ça n'a jamais tué personne"... c'est archi faux, en Chine continentale, ça tue déjà pas mal...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On demande aux femmes d'allaiter parce que c'est "ce qu'il y a de mieux" pour l'enfant. Sans penser : quel est le rapport de la femme avec l'allaitement ? C'est quand même SON corps dont il est question et sa relation avec. Sans penser non plus aux éventuelles structures d'aide et de conseil (pourquoi les seuls sont-ils la Leche League ?). Sans penser à adapter le congé maternité (même si personnellement, je suis bien contente qu'il n'ait pas duré plus longtemps). Sans penser à faciliter la vie des femmes qui font le choix de continuer à allaiter (ce n'est pas bien marrant de tirer son lait dans les toilettes de l'entreprise).

      Après, pour un allaitement réussi, il faut accepter de rester "coincée" 20h sur 24 avec le bébé pendant les premières semaines (et c'est ce qui a bien failli faire foirer mon 2° allaitement). Il faut aussi savoir lâcher prise vis-à-vis des quantités de lait bues, vis-à-vis des courbes de croissance, etc.

      Pour le lait artificiel, je ne suis pas d'accord avec toi : nous ne sommes pas en Chine, les laits fabriqués et distribués en France et dans les autres pays occidentaux n'ont jamais tué personne !

      Supprimer
  10. Bonjour, je suis tout à fait d'accord avec toi quant au fait qu'il y a quelque part un diktat de l'allaitement. Il n'y a qu'à lire les sites internet qui vendent du lait artificiel, il y a toujours la mention "Le lait maternel reste le meilleur aliment pour bébé jusqu'à ses 6 mois" ou un truc comme ça... Je me dis que si je donnais le biberon je me sentirai mal, et ce n'est pas normal.
    A côté de ça, quand tu allaites tu as souvent des réflexions du genre mais t'as vu que maintenant on était moderne et qu'on pouvait ne pas s'encombrer avec l'allaitement ? Encore plus quand tu dépasses les 3 mois "réglementaires". Bref dans les 2 cas, c'est le bordel :)) Une fois encore, faisons chacune nous le sentons, cela reste un choix personnel bien au delà de tout débat.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour

      Pour l'avertissement sur les pubs de lait artificiel, je crois que c'est obligatoire.

      Bien sûr qu'il y a pression dans l'autre sens. En fait, faut allaiter mais pas trop longtemps quand même. J'aimerais quand on se décidera à accepter que les femmes puissent faire des choix par elles-mêmes sans commenter et dire si c'est bien ou non ?

      Supprimer
  11. Merci pour cet article! Oh oui le poids de la société existe et si dans les années 80 on montrait du doigt les mères qui allaitaient, maintenant la pression s'est inversée! J'avais choisi d'"essayer" l'allaitement pour mon fils à l'accouchement, fortement incitée par ma sage-femme. J'ai abandonné au second jour : il ne tétait pas bien à cause d'un torticolis et il se mettait à pleurer dés qu'il fallait que je le mette au sein. Pour arrêter la catastrophe, j'ai du attendre l'autorisation de la conseillère en lactation de la maternité et son laïus sur l'énorme erreur que j'étais en train de commettre... Tout à la maternité est tourné vers l'allaitement : par exemple, la réunion destinée aux jeunes parents ne parle que de ça...
    J'en ai pleuré pendant des jours... pas parce que j'avais abandonné mais à cause de l'ambiance culpabilisante distillée en permanence dans la société (informations sur les aliments, mention obligatoire sur les laits artificiels, discussions anodines entre ami(e)s sur le sujet, articles dans la presse,...).
    Et j'avoue que certaines remarques me blessent encore mais maintenant j'ai mon fils de 18 mois qui me prouve en permanence qu'il va bien et qu'il se fout de la provenance du lait qu'il a bu du moment qu'il grandit dans un environnement aimant et serein!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ça doit être dur comme expérience ! Je n'ose même pas imaginer ...

      Même si ce n'est pas facile, il faut arriver à faire abstraction des remarques environnantes et se regarder le nombril à soi et son enfant !!!

      Bises

      Supprimer
  12. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  13. Je suis enceinte et j'ai choisi d'allaiter. Je sais qu'il y a une grande pression de la société pour (ou contre l'allaitement d'ailleurs, cela dépend de son entourage). Je pense que c'est quelque chose de très personnel qui ne se juge pas. Personnellement, personne dans ma famille n'allaite ou n'a allaité (pas même mes grands-mères !). Malgré tout, je ne me suis pas posée trop de questions : pour moi allaiter était une évidence pour toute une variété de raisons, mais ce n'est pas pour autant que je juge celles qui n'ont pas fait ce choix. C'est ma décision et elle m'appartient. Pour autant, je ne suis pas passéiste, ni extrémiste, ni hippie, ni bio. Je suis par contre d'accord avec certains principes féministes. Je ne pense pas qu'on puisse catégoriser les femmes en typologies précises. Chacun fait comme il le sent face à la maternité. L'important est de faire ce qui nous semble le meilleur pour notre enfant et qui nous permet d'être à l'aise en toute circonstance.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mes grands-mères ont allaité mais étaient mortes depuis bien longtemps quand mon ainée est née et ma mère n'a pas allaité. Pendant ma grossesse, je n'étais finalement entourée que d'elle et je ne m'intéressais pas aux blogs et forums ni vraiment à tout ce qui entourait la maternité. Je crois que c'était quelque chose que je savais au plus profond de moi depuis très longtemps.

      Si on est sereine face à ses choix, je pense qu'on est apte à donner le meilleur à son enfant ...

      Supprimer
  14. J'allaiter ma fille depuis 3 mois. Je n'ai jamais senti de pression, ni de ma famille, ni de personne. J'en avais envie, j'ai voulu essayer et puis ensuite j'ai continué. Je m'étais dit "on verra un mois" et "on verra deux mois" et puis maintenant, je pense allaiter six mois (avec la reprise du travail ça ne sera plus possible pour moi à cause des horaires.
    Par contre, quand je dis que je veux allaiter longtemps, là je sens la pression de la société. Là je sens que quand même, il y a des biberons et du lait artificiel et que je devrais faire "comme tout le monde". Quand je dis qu'elle se réveille la nuit pour une tétée, on me balance : "C'est normal, tu l'allaite, elle n'en a pas assez, elle a faim! Avec un biberon, elle serait calée". PAf, prends ça mauvaise mère qui affame son bébé.
    Je m'en fiche. J'allaite, ma fille grandit bien, je ne me sens ni rabaissée ni esclave de ma fille, je vis ma maternité et mon allaitement sereinement et j'emmerde tous ceux qui me donnent leur avis. J'avais d'ailleurs fait un billet sur ce sujet : les pros et les antis, vous me faites chier!
    Si seulement on laissait les femmes tranquilles!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En étant enseignante, c'est plus difficile de continuer après la reprise du travail mais si tu en as envie, tu peux continuer, au moins matin et soir. Je peux aujourd'hui passer facilement de 1 à 4 tétées dans la journée et sans passer pour le tire-lait ...

      Pour la société : tu n'allaites pas, tu es une mauvaise mère, tu allaites "trop" longtemps, tu l'es aussi ... Je parle d'expérience. Par contre, si tu veux être rassurée : les réveils nocturnes n'ont rien à voir avec l'allaitement mais plutôt avec le bébé ! Mes enfants, allaités, ont fait leurs nuits vers 2 mois et avant n'avaient qu'un seul réveil alors que j'en connais au biberon qui n'ont fait leurs nuit que beaucoup plus tard !!!

      Et je me souviens de ton article : c'est tout à fait ça, qu'on nous foute la paix !!! Mais ça semble très difficile de laisser les femmes choisir par elles mêmes ce qu'elles veulent faire ...

      Supprimer
  15. Le seul livre de Badinter que j'ai lu justement c'est le conflit, et je n'ai pas le même ressenti que toi du tout... Pour moi, mais c'est mon interprétation aussi, ce qu'elle dit c'est que puisqu'aujourd'hui on choisit de faire des enfants quand on veut, alors qu'avant la contraception on n'avait pas le choix donc on se mettait moins de pression sur l'éducation... Et selon elle c'est une involution. Et quand elle critique le label "ami des bébés" en disant que ça signifierait que les autres maternités seraient ennemis des bébés, bien elle devrait lire les articles qui circulent en ce moment sur le net au sujet des violences faites aux femmes, et de lire aussi comment sont traitées certaines mamans allaitantes en pédiatrie... Elle a sa vision, qui à mon sens, est étriquée et bloquée dans les années 70, où ça devait paraître moderne.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Enfin quelqu'un qui n'a pas le même ressenti que moi !

      J'ai lu le livre il y a près de 4 ans, donc les souvenirs sont flous, tu m'excuseras si je ne suis pas très fidèle à ce qu'il raconte ...

      Est ce bien nécessaire qu'on se mette et qu'on mette aux autres femmes autant de pression sur l'éducation des enfants ? Est ce normal qu'il y ait autant de pression pour être la "mère parfaite" toujours à l'écoute de l'enfant et jamais des siens ? Et la place des pères dans tout ça ?

      Pour le label "ami des bébés" je suis très mal à l'aise avec surtout par rapport au nom mais je ne le connais pas donc je ne me permets pas de critiquer. Personnellement, j'ai accouché deux fois à l'hôpital public, sans l'étiquette, et je n'en ai pas de souvenirs atroces. Et c'est même la première maternité qui m'a dit que le cododo n'est pas Satan ...

      Chacune sa vision des choses et je pense que celle des féministes des années 70 n'est pas à jeter à la poubelle car elle a 40 ans. Non, elle est à garder à l'esprit pour éviter de tout recul de nos droits et avancées ...

      Supprimer
  16. J'ai eu quatres filles et à la naissance j'ai fait un abcès au sein donc arret . Et quand j'ai eu mes enfants on nous poussaientt à ne pas nourrir( il y avait de si bon lait en poudre) les 3 autres je ne les ai pas nourri. Ca arrive des mères qui ne peuvent pas nourrirent, mes filles sont très belles et en bonne santé.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis un peu gênée par ton expression "je ne les ai pas nourries". Pour moi, si tu les as nourries peut être pas au sein, mais tu les a nourries comme n'importe quelle mère !!!

      Ma mère avait fait le choix de ne pas nous allaiter et nous allons aussi très bien tous les 3 ;-)

      Belle vie à tes filles

      Supprimer
  17. Merci pour cet article qui pour une fois ne juge pas ni ne prone aucune des deux méthodes pour nourrir son bébé.

    L'allaitement comme le biberon est un choix et tu le rappelles si bien.

    Pourtant durant ma grossesse j'aurais aimé que les gens comprennent mon choix de nourrir mon enfant au biberon. J'ai eu beaucoup de réflexion et surtout un repas avec des amis et leurs familles où j'ai failli quitter la table, on me demandait de me justifier, pourquoi le choix du biberon alors que le lait maternel est bien mieux, économiques et on crée tellement de lien en donnant le sein...

    Et je vous parle pas de quand j'ai dit que j'avais fait la tétée de bienvenue (par choix, personne ne m'y a poussé c'est même moi qui ai abordé le sujet avec la sage femme) et que ça m'avait fait ni chaud ni froid !!!

    Bonne continuation dans ton allaitement puisque tel est ton cjoix !!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour,

      Je ne comprends pas pourquoi les gens se mêlent de ça : ce ne sont pas leurs affaires après tout ... Personne ne doit avoir à se justifier de comment un enfant va être nourri, je trouve ça intolérable et une terrible ingérence faite dans nos vies !

      Bonne journée et bonne continuation à toi aussi ;-)

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

On en discute ?