Egaux, vous avez dit "égaux" ?

Il y a 225 ans, dans la nuit du 4 août 1789, se produisait un évènement majeur de la Révolution française : l'assemblée constituante abolissait les privilèges.

Mais qu'en est il aujourd'hui ? 

Officiellement, les privilèges n'existent plus. C'est même écrit dans la Constitution Française : "les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs". C'est écrit au fronton de nos mairies et de nos écoles : "Liberté, Égalité, Fraternité". Officiellement, nous sommes donc tous égaux devant la loi.

Officiellement.

Mais officieusement, c'est une toute autre histoire. Et c'est ainsi qu'en 2014, encore, que tu sois riche ou puissant, que tu aies une micro-parcelle de pouvoir, ou que tu ne sois rien du tout, la loi ne s'appliquera pas de la même façon.

J'en parlais déjà, dans un précédent article à propos des hauts fonctionnaires. Aujourd'hui, c'est une toute autre affaire qui occupe mon esprit. Une affaire dont je ne peux parler (devoir de réserve oblige) mais une affaire qui me retourne l'estomac parce que c'est de sécurité de personnes dont il s'agit.

Et j'avoue que j'en ai marre. J'avoue que je rumine ce que je pourrais faire. Parce que le problème, c'est que l'impunité est institutionnalisée. Mais à quoi servent donc les lois ? Mais à quoi donc servons nous si nous ne pouvons faire notre travail que partiellement, c'est à dire, faire respecter à Péquinus Moyennus mais pas à M. X parce qu'il a une toute petite notoriété localo locale ? D'ailleurs, on n'a de pouvoir que ce que les autres, et notamment les autorités locales, veulent bien nous accorder ...

On dit toujours que les fonctionnaires ne travaillent pas beaucoup mais que faire quand c'est notre hiérarchie qui nous empêche de faire correctement notre travail ?

J'aimerais pouvoir balancer ce que je sais. J'aimerais tant.

Mais surtout, j'enrage, j'enrage de ce manque d'équité devant la loi qui persiste encore aujourd'hui, en 2014.




Ca faisait longtemps que je ne l'avais pas jeté mais en voici un beau : c'était mon Pavé du jour pour la Mère Cane

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