Lettre à Hollande

Mon cher François,

Ce soir, j'ai envie de t'écrire une lettre. J'espère que cette fois, tu la liras parce que la dernière, à priori, tu ne l'as pas lue ... Allez, comme je suis sympa, je te mets le lien, là : Lettre à notre Président, comme ça, tu pourras te rattraper, n'est ce pas !

Ça y est, tu m'as lue ? Alors, je peux maintenant te dire le fond de ma pensée, aujourd'hui, 2 ans et demi après ton élection. Moi aussi, je l'ai relue, ça me permettra de ne pas dire de bêtises. Parce que quand on s'adresse au président de la république, il ne faut pas dire d'âneries, tu ne crois pas ?

Alors, voilà, entre autres idioties, j'allais dire que je n'attendais rien de toi mais que tu as quand même réussi à me décevoir ! Alors que cette lettre prouve bien le contraire : j'attendais finalement beaucoup de toi ! Et voilà, tu m'as déçue, terriblement déçue. 

Tu vois, j'attendais de toi que la démocratie retrouve ses lettres de noblesse. Qu'en est il aujourd'hui ? Tu t'es comporté comme un petit monarque de basse cour en faisant le mur pour aller retrouver ta maîtresse et en répudiant comme une mal-propre ton officielle. Ça nous a bien occupés, ça nous occupe encore bien avec son torchon. C'est bien, pendant ce temps-là, on ne parle pas des choses qui fâchent, ça occupe la populasse et les journalistes à pas cher. Pendant ce temps-là, tes ministres fraudent le fisc.

J'attendais de toi plus d'équité sociale (ton parti s'appelle bien socialiste ? Ou je ne sais pas lire ?). Qu'on arrête de prendre aux modestes pour donner aux riches. Comment dire ? Sans commentaires !!! Tout ce que je vois, ce sont des cadeaux, toujours aux mêmes et nous, nos charges, nos impôts, l'essence explosent tandis que nos salaires n'augmentent pas. Et quand un ministre essaie de te le dire, que fais tu ? Tu le vires ... C'est du propre.

Ah oui, j'attendais aussi de toi que tu redonnes ses lettres de noblesse à notre école publique. Là encore, les résultats ne sont pas franchement là. Je ne dis pas que tu n'as rien fait mais bon les recrutements sont poussifs et ta réforme des rythmes scolaires, c'est une vraie catastrophe. Je ne dis pas qu'elle est nulle, j'attends de voir, mais bon, ce n'est ni fait ni à faire, il faudrait peut être taper du poing sur la table, non ?

Mais surtout, surtout, surtout, j'attendais de toi que l'on combatte les fascistes et le racisme. Et là, tu es vraiment pitoyable. Ils s'attaquent à tes ministres et que fais tu ? Rien. Nada, que dalle !!! Ils sont la première force politique et tu ne fais rien. Désolée, je vais être familière : mais que glandes tu ??? Dois-je te rappeler qu'ils sont l'anti-thèse des valeurs de la République ? Dois-je te rappeler les valeurs de la République ? Tu as bien su museler Mélenchon, comment se fait il que tu n'y arrives pas avec la fi-fille à son papa ? Tu crois qu'en te la jouant comme ton prédécesseur, l'autre François, ça va te permettre de continuer à gagner des élections, en affaiblissant la droite ? Non mais, excuses moi de te le dire : tu rêves mon cher !!!

Alors voilà, mon cher François, tu vois, en 2 ans et demi, le ton de ma lettre a "légèrement" changé. Mais je te l'avais dit que je resterais vigilante. Et tu vois, je reste polie mais si ça continue comme ça, la prochaine fois, je ne le serai pas ...

Allez, mon cher François, sans rancune (enfin, pas encore ...)

Source : Le Monde

Commentaires

  1. J'espère que cette lettre atteindra son destinataire.....
    La situation est grave mais pas encore totalement désespérée....j'ose le croire!!!!
    François,ouvre les yeux..même si tu as plein de flotte sur tes lunettes, les gens te parlent et tu n'as pas l'air d'entendre...fais vite!!!!

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    1. Pas encore totalement désespérée, mais ça va pas tarder à ce rythme-là ...

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  2. rien à rajouter!! je trouve tout cela presque flippant... tant de médiocrité... déçue, me concernant, n'est pas assez fort. je suis consternée!!

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    1. Pour être déçu(e), il faudrait en avoir attendu quelque chose ...
      Oui, consternée, affligée, flippée. Je dois t'avouer que je commence à réfléchir à l'émigration :/

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