Quand la vie ne tient qu'à un fil - La Mort suspendue (Joe Simpson)

"A l'instant précis où la pointe sortait de la glace, j'entendis un craquement sec et ma main droite, crispée sur le manche du piolet, partit en arrière. Là-haut mon point d'appui avait cédé - je me sentis tomber.
Je m'écrasais sur la pente qui s'incurvait à la base du mur. Dans la position où je me trouvais, mes genoux encaissèrent violemment le choc. J'eus l'impression qu'ils explosaient et poussai un hurlement. Sous l'impact, je fus projeté en arrière et partis sur le dos, tête la première, en direction de la face est. Je filai à toute vitesse, à demi étourdi. La pensée de l'à-pic vers lequel je me dirigeais n'éveillait en moi aucune sensation. Simon serait arraché à la montagne, il ne pourrait jamais me retenir."

Ce livre, je l'ai déniché par hasard il y a quelques années déjà au rayon "récit de montagne", à l'époque où ma librairie n'était pas virtuelle mais bel et bien réelle. A l'époque où j'avais une librairie accessible à pied ... Et je l'ai dévoré au moins deux ou trois fois, depuis.

Il fait partie de ces livres dont je ne me séparerai jamais car je sais que je le lirai encore quelques fois ;)

L'histoire ? C'est celle de Joe Simpson, un alpiniste de haut niveau, qui est victime d'un terrible accident à la descente du Siula Grande dans les Andes. Une chute lui brise une jambe à plus de 6 000 m d'altitude et ses chances de survie fondent comme neige au soleil. Mais quand il se retrouve suspendu dans le vide, et que son compagnon de cordée n'a d'autre solution que de couper la corde, la chute est proprement vertigineuse.

Tout au long du livre, on se demande comment il va s'en sortir car, et là je ne dévoile rien puisqu'il s'agit d'un récit auto-biographique, il s'en sort effectivement.

Comme je l'ai dit plus haut, c'est un de mes livres fétiches. Pas une grande écriture, juste une grande aventure. Un livre extrêmement facile à lire, qu'on dévore à toute vitesse. Une incroyable histoire, une formidable leçon de courage, une farouche volonté de survie chevillée au corps.

En cette période "légèrement" morose, franchement, je ne saurais que vous conseiller de le lire.


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