Toutes à l'école - Demain, je serai une femme instruite

"Bien que nous défendions avec force l'instruction comme un droit fondamental pour tous les enfants du monde quel que soit leur sexe, il nous semble urgent de rétablir l'immense déséquilibre qui frappe les fillettes et en font des victimes à vie". (Tina Kieffer, présidente)
Ça fait longtemps que je muris mon projet de vendre des confitures maison au profit d'une association. La première personne à qui j'en ai parlé ouvertement fut certainement ma copine Mowgouaille qui me fit alors découvrir l'association Toutes à l'école que je vais présenter aujourd'hui.


Contrairement à la plate-forme Women's WorldWide Web dont je parlais il y a quelques temps (ici), Toutes à l'école s'est vraiment spécialisée dans un domaine particulier : l'éducation (des filles), au Cambodge. Pourquoi le Cambodge me demanderez-vous ? Tout simplement parce que le Cambodge sort de la terrible dictature des Khmers rouges pendant laquelle 90 % de ses intellectuels ont été purement et simplement supprimés. Et comme dans nombre de pays pauvres, les parents souffrant d'une très grande précarité n'ont souvent d'autre issue que de faire travailler leurs filles dès le plus jeune âge. 

Pour lutter contre cela et apporter sa pierre à l'édifice de la reconstruction, l'organisation a décider d'ouvrir une école pour les petites (et moins petites) filles issues de familles extrêmement pauvres. Cette école, Happy Chandara (j'adore ce nom !) a ouvert ses portes en 2006 à 12 km de Phnom Penh. Elle accueille les enfants à partir du CP et les suivra jusqu'à la terminale (qui ouvrira en 2018) ou la sortie du centre de formation professionnelle (ouvert en 2013), selon les cas.

D'une manière générale, le projet est le suivant :
  • sur le plan pédagogique : suivi du programme national khmer, compété par l’anglais dès la première année (en CP et CE1, les classes sont scindées en 2), puis le français et l’informatique.
  • sur le plan personnel : une place importante lui est donnée avec le sport, le dessin, la danse et l’apprentissage des valeurs."Les enseignants, khmers ou français, ont pour mission pédagogique d’identifier les compétences de chacune, afin d’encourager chaque enfant à les développer au mieux (extrait du site Internet de l'association).
  • maintien du lien avec le tissu social environnant.

Vous allez me dire que tout cela est bien beau mais, concrètement, comment nous, nous pouvons agir ? Trois possibilités s'offrent à nous :
  • faire un don
  • parrainer l'école et suivre son actualité
  • ou alors parrainer une enfant, c'est plus engageant dans le long terme mais aussi très constructif et concret, à mon sens.
Les nouvelles recrues 2014 - 2015 ... plutôt souriantes :)

Personnellement, j'aime bien cette association et sa vision pragmatique des choses. Ce qui serait bien, c'est qu'elle puisse ouvrir une autre école, ailleurs dans le monde ...

Commentaires

  1. Toutes ces initiatives sont appréciables et tellement utiles. Car l'éducation des filles est encore un sujet tabou dans certaines parties du monde, alors même que l'éducation est ce qui construit aujourd'hui les adultes de demain.
    Je confirme que le parrainage est un engagement très enrichissant.

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    1. Je pense que le parrainage est sans doutes l'engagement le "plus contraignant" (dans le sens où il n'y a pas qu'à donner de l'argent mais un peu de temps et d'écoute) mais aussi le plus enrichissant qui soit :)

      Et oui, quelle que soit l'initiative, elle est extrêmement appréciable !

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