Scènes de guerre en zone de paix

Je n'avais pas spécialement envisagé d'écrire ce soir, et encore moins sur le sujet. J'aimerais rester positive et tenter de ne voir que le beau, l'espoir dans ce monde.

Mais aujourd'hui, je suis tombée sur cet article. Je vous conseille d'aller le lire, de ne pas détourner les yeux. Il est fort, il est dur, il est réaliste. 

Photo AFP/Aris Messinis
Moins de trois mois après la photo du petit Ayman, qu'avons-nous fait ? Nous nous sommes émus. Nos politiques ont promis qu'ils allaient s'occuper du problème. Et puis ? 

Et puis, on a frappé trois fois en Syrie (et on s'en enorgueilli). Et puis on ne fait rien pour les réfugiés. On remet en service les frontières, on érige des murs. On agite le spectre du front national qui n'a rien besoin de faire pour continuer son travail de sape.

Ce vieux rêve de vivre en paix et en harmonie n'est-il qu'une vague utopie de quelques illuminés ? Ne sommes-nous donc pas capables d'accueillir nos semblables et de leur offrir une vie sans peur ?

Cet article de l'afp m'a vraiment tordu les tripes. Des enfants, des femmes, des hommes. Encore une fois, ils ne demandent rien d'autre que de vivre, loin des bombes, loin des fanatismes. 

Encore une fois, ça ne se passe pas à l'autre bout du monde. Encore une fois, ça se passe ici, chez nous, en Europe. Encore une fois, ces scènes ne sont pas immortalisées dans un pays en guerre mais dans un pays en paix. 

Mais après tout, la Grèce est-elle vraiment un pays européen ? Qui en a quelque chose à faire de la Grèce ? La Grèce plumée, vendue, exsangue. La Grèce, l'un des pays les plus pauvres de L'Europe, doit se démerder toute seule face à ce drame.

Photo AFP/Aris Messinis

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