Je veux pouvoir choisir

Aujourd'hui, j'aimerais te parler d'un double sujet qui peut s'avérer sensible : l'avortement et l'euthanasie. Je ne cherche nullement la polémique, juste à t'exprimer mon point de vue sur ces questions particulièrement personnelles, qui touchent au plus profond de notre être, de nos croyances, de nos vies. Ça fait un moment que j'avais envie d'aborder le sujet mais chaque fois je repoussais. Ce qui me décide ? Un commentaire au détour d'un article que j'ai lu récemment d'une blogueuse que j'aime beaucoup.

L'avortement, j'en ai déjà parlé à plusieurs reprises. Mon article le plus complet (et dont, finalement, je suis la plus fière) est celui-ci. Au bout du compte, s'ils concernent des extrémités différentes de la vie humaine, les droits à l'avortement et à l'euthanasie relèvent, à mon sens, d'un même principe : le droit à disposer de son corps et de sa vie comme on l'entend.

Personnellement, je n'aime pas dire que je suis "pro-avortement" ou "pro-euthanasie". Je trouve que ça ne sonne pas juste. Je préfère dire que je suis "pour le droit à l'avortement" et "pour le droit à l'euthanasie". Ce n'est pas parce que ces deux interventions médicales sont autorisées qu'on doit nécessairement les pratiquer et y avoir recours mais c'est parce qu'elles existent et sont autorisées qu'on pourra y avoir recours, si nécessaire.

Il s'agit pour moi d'un droit. D'un droit fondamental à pouvoir disposer de son corps et de sa vie comme bon nous semble. Si les pratiques sont interdites, on nous retire ce droit. On nous retire le droit à décider ou non de fonder une famille. On nous retire le droit de vivre et mourir dignement. On nous impose tout ceci.

Personnellement, je suis pour avoir ces droits. Je suis pour que les personnes que j'aime et qui m'entourent les aient. Je veux pouvoir, le cas échéant, après accès à toutes les informations médicales nécessaires sur l'état de santé (maladie), les traitements, etc. dire "on arrête là les frais" ou, au contraire, "je veux continuer encore quelques temps ma misérable existence". Je veux juste avoir le choix et que tout le monde l'ait, ce choix.

J'aime trop la vie pour accepter qu'on impose des choses en la matière. J'aime tellement la vie que je veux qu'on puisse en faire ce qu'on veut, y compris y mettre un terme. Et j'ai du mal à comprendre les arguments des personnes qui sont farouchement opposées à l'avortement et l'euthanasie. 


Après, je suis ouverte à la discussion, si elle se fait dans le calme, la bienveillance et l'argumentation. Mais je préviens que tout commentaire malveillant ou injurieux sera impitoyablement supprimé.

Commentaires

  1. Comme tu le dis si bien, il ne s'agit pas d'être pour ou contre, mais bien "pour le droit à ...". Je partage vraiment ton point de vue, merci pour ton article !

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    1. Ça fait toujours plaisir de voir quelqu'un partager son avis :)

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  2. Avoir le droit de choisir... c'est tout à fait ça! Je comprends le point de vue des 'pour' et des 'contre', si et seulement si, il s'agit de soi meme. Que quelqu'un me dise: je veux que tout soit fait pour moi, je ne veux pas qu'on abrege ma vie, OK. J'ai, en revanche, beaucoup plus de mal avec ceux qui veulent imposer leur vision à l'ensemble de la société (dans un sens ou dans l'autre). Oui, je veux aussi avoir le droit de choisir.

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    1. C'est exactement ça : on applique le "pour" ou le "contre" à soi-même et on n'essaie pas d'obliger les autres à appliquer son point de vue. Surtout en la matière !

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  3. Je te rejoins sur ce point Catwoman. Pour moi les "pour" et "contre", je n'adhère pas. C'est trop catégorique comme prise de position. Avoir le droit, Avoir le choix. Et pouvoir dire oui ou non à chaque étape de la vie. Si tous les gens pouvaient être aussi tolérants que toi (car c'est ça la tolérance, la vraie)
    Merci.

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    1. Merci beaucoup Marie pour le compliment :) Ce serait bien si chacun balayait devant sa porte en la matière !

      Bises

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  4. tu dis très bien ce que je pense de tout ça...

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  5. Comme toi je suis pour ces deux pratiques. Maintenant je comprends ceux qui ne le sont pas. Pour certaines personnes l'avortement s'apparente à un meurtre d'un bébé (sauf qu'il faut déterminer à partir de quand le foetus devient à proprement parler un humain), pour l'euthanasie j'entendais un monsieur à la radio une fois il me semble dire que l'on ne décidais pas du moment où l'on venait à la vie, donc que ce n'était pas à nous de décider du moment de notre mort... mais ça demande de discuter sur ce que l'on considère être "vivre" parce que, pour reprendre le vers d'un poème de Victor Hugo, "Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre."

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    1. Oui, je sais que pour certains, l'avortement s'apparente au meurtre d'un bébé. Ils ne manquent pas de nous le rappeler régulièrement. Comme tu dis : à partir de quand le fœtus est il vraiment humain ? Là est la question ... Pour certains c'est dès la conception !

      Pour l'euthanasie, je ne connaissais pas ce point de vue. Il se défend. Après, comme tu dis : que considère t'on comme vivre ? Je en sais pas. J'ai mon idée sur la question, aujourd'hui et maintenant mais qui me dit que dans quelques années, elle ne sera pas différente. Et se pose aussi la question du ressenti de nos proches (et notamment enfants quand on en a) face à la fin de vie. Bref, beaucoup de questions et peu de réponses.

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  6. Tu ne vas pas assez à l'église, syna, mosquée, temple (rayer la mention inutile) c'est pour ça que tu ne comprends pas les "contre" ... Trêve de (mauvaise) plaisanterie je suis à 100% ok avec ton analyse !!! Rien à ajouter !

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    1. Il n'y a aucune mention inutile : je ne fréquente aucun de ces lieux malfamés ;)

      Et merci pour ton avis éclairé ! Ça fait toujours plaisir.

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  7. Je partage ton avis, à la virgule près^^. je tenais à te le dire ;)

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