Sortir de sa zone de confort

Ce n'est pas si évident que cela finalement, de sortir de sa zone de confort. Mais quelle est elle finalement cette zone de confort ? Je n'en sais strictement rien, à vrai dire. Elle dépend énormément de la personne. Pour moi, je ne saurais dire. Mon île, ma Provence et mes Alpes, à coup sûr. Mais la dernière fois que j'étais sortie de la mère patrie, je n'avais pas eu le sentiment de la quitter ma zone de confort, c'était la Toscane. 

Cette fois-ci, oui, j'ai eu le sentiment de la quitter. Pourtant, dieu sait qu'elle était devenue inconfortable depuis quelques temps. Mais ça c'est une autre histoire, que vous connaissez pour partie.

Revenons-en à nos moutons. Ce n'est donc pas si facile de quitter sa zone de confort, de partir en voyage. Et si la Corse est une belle île, que tu as envie de venir y vivre. Sache que pour les voyages, c'est vachement plus ardu que de vivre sur le Continent.


Pour quitter ma zone de confort et atteindre ma destination finale, j'ai dû traverser la mer et la France entière et, comme on laissait les enfants à mes parents, emprunter tous les moyens de transport modernes: le bateau, la voiture, le train, le métro, le bus et, finalement, l'avion... Il nous a fallu une nuit et deux jours de voyage. Et quelques péripéties, sinon ça ne serait pas drôle.

Tout a commencé un beau mercredi de février. L'homme avait pour partie chargé la voiture puis était parti travailler. Pendant ce temps-là, j'avais amené le petit dernier chez la pédiatre (et gagné au passage une visite chez le dermato), préparé le reste des affaires, fermé la maison et amené la grande à la piscine. Puis nous nous étions rejoints et avions commencé le transvasement des affaires. Quand, soudainement "Et mon appareil photo ?", ben il est à la maison, à 35 km et on embarque dans maxi 1 h. Une heure et quelques minutes plus tard, la CCI, pour la première fois depuis plus de 6 ans à faire les traversées contrôlait nos papiers d'identité et voulait faire une fouille du véhicule.

Le lendemain, nous avons donc traversé la France en train. Trois trains, rien que ça. Ayant pratiqué quelques années la SNCF, dire que nous étions stressés serait un doux euphémisme, bien en dessous de la réalité. Nous étions tels le type qui se jette du haut de l'Empire State Building et qui à chaque étage se dit "jusque là, ça va". Ne reste que l'impact final. Il n'eut pas lieu avec la compagnie nationale de train qui, une fois n'est pas coutume, n'eut aucune minute de retard sur aucun train. Ni même avec la compagnie régionale de transports en commun parisiens qui, elle non plus, une fois n'est toujours point coutume, n'eut aucun incident sur aucune des lignes empruntées... Non, il eut lieu à l'hôtel qui ne trouvait pas notre réservation, pourtant confirmée par mail.

Dormir à la belle étoile, à Paris, en février. Chique idée. Heureusement, nous en avons réchappé.

Puis le vendredi, nous avons pris l'avion. Dire que j'étais stressée à cette idée serait bien faible. Pourtant, j'ai volé à bord d'un vieux tupolev de l'aéroflotte, un 11 septembre et j'ai survécu... Je ne devrais plus avoir peur de l'avion mais je nous trouve légèrement présomptueux de nous envoyer en l'air dans de la ferraille pesant plusieurs tonnes ! Nous atterissons dans une nouvelle capitale où nous devons dédouaner nos bagages avant de prendre notre prochain vol. Nous avons pour cela 30 minutes entre l'atterrissage et l'embarquement. Sauf que.

Sauf que nous n'avons pas attendu nos valises au bon endroit. Quand nous les avons, l'embarquement a commencé et, après une vague hésitation, on nous les prend et dit de courir pour attraper l'avion. Faut quand même passer la sécurité, enlever chaussures, sortir tablette et bouteille d'eau...

Je regrette tous les figatelli mangés ces six dernières années ainsi que la raclette de la semaine dernière. Finalement, merci au régime "stress" du mois de février qui nous a permis d'embarquer avant que les portes ne soient refermées.

À destination, nous avons récupéré nos valises, sans nous tromper de tapis. Nous étions sortis de notre zone de confort et les vacances commençaient enfin.


Commentaires

  1. Je ne sais pas où vous êtes partis mais quel périple!
    C'est sympa de temps en temps de sortir de sa zone de confort. On se dit qu'on peut faire tellement plus au final.
    Bises Catwoman.

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    1. On est partis assez loin, quand même ;-) J'en reparlerai dans quelques jours ...

      Oui, on devrait plus souvent sortir de notre zone de confort, nous remettre en question !

      Bises Marie

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  2. Hormis la case bateau, ça me rappelle pas mal de trajets pour partir en vacances depuis l'ile. Un avion, puis un autre, puis un train parfois, puis de la voiture... des hôtels pour une paire d'heure en attendant un vol... la grande éclate! ;)
    Pour être plus sérieuse, me concernant, la zone de confort n'a rien à voir avec la géographie... mais plus avec mes propres frontière, à moi. :)

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    1. Oui, ce sont les joies de l'insularité : pour arriver en vacances, c'est déjà tout un périple, qui peut prendre plusieurs jours !!!

      Par rapport à ta remarque sur la zone de confort. En effet, ce sont souvent nos propres limites mais quand on ne voyage pas beaucoup, il y a aussi de la géographie pour la définir ;-)

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