Panic Room

J'ai attrapé un Catboy à moitié endormi dans mes bras, l'ai sorti de la voiture et me suis dirigée vers la maison. En tournant à l'angle du bâtiment, j'ai senti un flottement. Batman, qui m'avait devancé de quelques secondes était en train de bugger devant la porte, le téléphone à la main. J'ai froncé les sourcils et lui ai demandé ce qu'il se passait. Il s'est écarté et m'a laissé admirer mon Œuvre.

La porte était fermée à clef. Mais la clef était restée sur la serrure, toute l'après midi ... Du Catwoman tout craché. Combien de fois ai je cherché désespérément les clés de la voiture le matin pour finalement les retrouver sur le contact ? Combien de fois ai je oublié de fermer la porte à clé ? Je ne saurais dire. Une chose est sûre, le phénomène ne date pas d'hier et de ma vie insulaire. Déjà quand je vivais, seule, en centre ville, sur le Continent, 9 fois sur 10, je dormais la porte non fermée à clef ... Et ce même quand je n'avais pas de porte de sécurité.

Pourtant, je n'ai pas été toujours aussi légère vis-à-vis de la sécurité. Et je me souviens de cette fois où je suis partie complètement en Live. Viens, je vais te conter mon histoire, même si elle remonte à quelques années.

A l'époque, j'avais 15 - 16 ans et je vivais encore chez mes parents, en pleine campagne, absolument pas craignos. C'était le mois de juin, il faisait beau, les cigales chantaient et mes frères se produisaient en concert avec l'école de musique. Il fallait donc les accompagner, les admirer et les applaudir. Sauf que.

Sauf qu'un rassemblement de gitans avait élu domicile pas très loin de chez nous. C'était un rassemblement d'aspect religieux mais ça faisait beaucoup de monde, pas très loin. Et mes parents avaient moyennement envie de laisser la maison vide toute une soirée dans ces circonstances. Pas forcément uniquement à cause de nos nouveaux voisins mais aussi à cause des idées que leur présence pourrait inspirer à d'autres personnes. Bref, je n'en dirai pas plus, tu as compris le schmilblick, je suppose.

En bonne fille que je suis (ou en bonne ado qui n'avait pas envie de sortir admirer ses petits frères), je me suis dévouée pour rester à la maison et permettre à mes parents de passer une bonne soirée. Et puis, je n'étais pas seule, j'avais le chien pour me défendre. Un bon gros ... bobtail (ouais, ça fait peur un bobtail !) (surtout celui-là !) (si si, je te le jure).

Sacré chien de garde ... Si je te disais tout ce qu'on lui a fait à cette bête, tu me croirais pas
Je suis donc restée à la maison, seule. Et je n'ai pas invité de copains et de copines à venir faire la chouille. Mais au bout d'un moment, j'ai commencé à trouver le temps long et à me sentir vraiment seule. Et puis, il fallait bien le reconnaître, la chienne était brave mais il ne fallait pas compter sur elle pour me défendre en cas d'attaque !

Il y avait bien le jars. Mais à cette heure-là, cette sale bête dormait profondément. Juste bon à nous mordre quand on allait leur apporter à manger, à lui et aux moutons.

Je suis allée décrocher le sabre de mon père. Mais ça ne suffisait pas à me rassurer. J'ai continué à me monter la sègue. Quand, soudainement, j'ai eu l'illumination ...

Elle venait des tondeuses à quatre pattes de mon père moutons. C'était évident, ils allaient me sauver de l'attaque imminente ! Comment ? Tout simplement grâce à leur enclos, bien évidemment ! Je suis donc sortie dans la nuit noire et j'ai branché la clôture électrique sur le portail en fer de la maison. Puis je suis tranquillement rentrée à la maison et suis repartie à mes occupations.

La pression est redescendue tout doucement. Quand j'ai été calmée, je suis ressortie dans la nuit noire et ai débranché le tout : il ne fallait pas que mes parents s'électrocutent en rentrant ... (je t'ai déjà dit que j'étais une brave ado ?).

Voilà, voilà, comment une fois dans ma vie, j'ai eu peur de l'attaque et du vol ... Depuis, je me rattrape, je le jure !

Commentaires

  1. C'est fou comme on peut déclencher son imaginaire parfois !

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    1. C'est clair et une fois que c'est parti, on ne s'arrête plus !

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  2. je ris mais mon imagination m'a déjà embarquée dans de sales délires bien flippants aussi! :)

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    1. Le but était effectivement de rire :D Je me doute que toi aussi tu dois parfois partir dans de sacrés délires ;)

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