La Catwoman ayant glandouillé tout juillet ...

... se retrouva fort dépourvue quand août fut viendu !

Toujours la même rengaine : comment revenir après une si longue absence ? Comment revenir à la civilisation lorsque, un mois durant, on a pris non pas le maquis mais l'alpage comme domicile principal ?

J'étais tranquille, j'étais peinarde. Non pas accoudée au comptoir ou au flippeur. Mais à tailler une bavette avec les marmottes et les chamois. Seuls les bouquetins ne se sont pas joints à la fête. Et me voilà replongée, d'un coup d'un seul, sans préavis dans le monde réel.

C'est tous les ans la même rengaine. Mais cette année encore plus que les autres.

La tête encore pleine de montagnes, d'alpages, de bestioles et de mômes râlant après leurs parents indignes qui les font marcher alors qu'il y a un télésiège juste au dessus de leur tête pour les amener sans trop de fatigue à destination. La tête encore pleine de tout ça, il faut se remettre dans le train-train quotidien des attentats en tous genres et des polémiques qui s'en suivent.

J'étais tranquille, j'étais peinarde, loin de tous ces blaireaux assoiffés de sang et de bêtise !

La tentation est grande de vous raconter en long, en large et en travers ces semaines coupés du monde et de la folie humaine. De vous raconter ces jours en mode "Slow Life" et toutes les merveilles que j'ai vues. Mais il y en a tellement à raconter que ça fera l'objet de plusieurs articles, détaillés, à la rentrée, en septembre.

La tentation est grande, aussi, malheureusement, de raconter comment on a appris pour Nice. De ce qu'il s'est passé ce jour-là dans ma tête. Nice n'est pas Paris. Nice, nous y passons quelques fois par an, sans nous arrêter vraiment (trop de galets en guise de plages). Nice, nous y étions, 11 jours avant. Nice, mon frère n'en vit pas loin et a failli y vivre. Nice.

Le risque de mourir d'un accident de voiture est bien plus grand que celui de se retrouver piégé dans un attentat. Telle est ma devise mais il n'empêche que dans 18 jours, je débarquerai une nouvelle fois à Nice et que je penserai sûrement à tout ça.

La tentation n'est pas grande, en revanche, de parler du FLNC. Il n'y a rien à en dire.

Par contre, la tentation est très forte de vous parler de mon opinion d'une "affiche" que j'ai vue circuler sur facedebouc concernant les fiches S. Et celle-là va me faire revenir, sûrement.

Et si je retournais dans mes montagnes ? Loin du bruit et de la fureur. Loin de tous ces abrutis qui nous pourrissent le cerveau. Telle l'autruche, enfouir ma tête dans le sable pour ne plus rien voir ni rien entendre. Je n'ai pas peur mais j'en ai marre. Marre à un point que vous ne pouvez pas imaginer.


Commentaires

  1. et moi je n'en peux plus d'être en état de siège à Canet Plage où les militaires se promènent suréquipés, ultra armés ... j'ai l'impression de revivre mon marché de Noël à Lille ... c'est angoissant ... j'ai beau essayer de penser à autre chose (ça fait un mois que je n'ai pas allumé la télé ni une radio d'info ... je ne lis que qques articles via FB) c'est compliqué vu notre situation surréaliste : entourés de vacanciers entourés de forces armées en tout genre ... je ne critique pas leur présence qui est nécessaire mais juste la situation aberrante dans laquelle on est arrivé ... comme toi je rêve une déconnexion totale.

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    1. Des militaires se promenant sur-équipés ? Ca ressemble à quoi ? Cela fait des années que je n'en ai pas vus ... Ici, le seul "stress" cette année, ce sont les incendies de forêt. Ils n'ont absolument pas renforcé la sécurité. On vit dans un monde à part en Corse !!!

      Je te comprends pour l'envie de déconnexion : ça fait trop de bien. Commence peut être à préparer tes vacances de toussaint ;-)

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  2. Bon retour quand-même ;-) Il va falloir apprendre à vivre avec tout ça malheureusement... C'est bien triste, mais il faut essayer de tenir le coup et positiver pour nos petits. Je t'embrasse <3

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    1. Merci. Le pire, c'est qu'on s'habitue. Je crois que pour moi, c'est le pire dans cette situation. Et oui, il faut apprendre à vivre avec, sans dramatiser mais sans banaliser. Ce n'est pas évident.

      Bises

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  3. Bon retour Catwoman, j'attends ton prochain article avec impatience. Comme toi, je me suis un peu absentée, comme toi, je suis revenue, comme toi je suis écoeurée de toute cette violence et de la haine qui en résulte, et comme toi je suis fan de Renaud (une grande grande fan :-)

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    1. Ca fait du bien de s'absenter et c'est très dur de revenir à la réalité ...
      Ah, Renaud, c'est un véritable artiste qui savait poser des mots extrêmement justes sur notre société !!!

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  4. bon retour malgré tout... tout comme toi j'en ai marre... j'ai peur en prime...
    ... hauts les coeurs qu'ils disaient...

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    1. Je crois qu'on est nombreux à en avoir ras le bol ... Allez, courage !

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  5. Le retour de vacances ça n'est jamais simple, dans ce contexte et avec notre actualité c'est devenu pesant. Un peu comme si on perdait tout le bénéfice de la deconnexion du monde réel d'un coup. Enfin moi ça m'a fait un peu cet effet là (et en plus il fait moche ça n'aide pas !).
    Courage, essayons de mettre de côté cette tristesse en gardant les bons souvenirs des vacances, en effaçant le gris du quotidien (et tu as des tas de choses à raconter pour la rentrée on dirait bien ;) )

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    1. Non, ce n'est vraiment pas évident, d'autant moins évident en ce moment ... Je suis comme toi : j'ai l'impression d'avoir perdu d'un coup d'un seul tout le bénéfice de la déconnexion :(

      Oui, j'ai pas mal de choses à raconter. Faut juste que je rassemble mon milliard de photos et toutes mes idées ;)

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