I am whole - KMG Ethiopia

Il y a trois semaines, je vous parlais de mon projet pour le blog : une collecte d'argent au profit d'une association œuvrant pour les droits des femmes. Pour celles et ceux qui seraient passés à côté ou qui auraient oublié, l'article est ici : Soyons maîtres-se-s du changement.

Je vous en avais alors promis de vous de revenir pour présenter les associations, notamment KMG-Ethiopia, et puis je suis repartie au fin fond de mon maquis, en sortant de temps en temps pour râler ... Ma devise devrait être "Je râle donc j'existe". 

Trois semaines sont donc passées sans que je n'en reparle, et quand je vois que certains youtubeurs arrivent à collecter plus d'un million d'euros en quelques jours pour une œuvre humanitaire, je suis juste admirative ! Et je me dis qu'il serait temps que je fasse un peu vivre ce projet que vous avez accueilli avec enthousiasme pour récolter quelques euros ...

Bref, parlons peu, parlons bien. Aujourd'hui, je vais vous présenter KMG-Ethiopia, l'association que j'ai retenue pour les fonds.

Bogaletch Gebre, la fondatrice.
Née dans le sud de l’Éthiopie, elle a eu une enfance classique pour une petite fille de la région : corvées domestiques, mutilations sexuelles. Néanmoins, contrairement aux autres petites filles, elle a été à l'école, en secret, et a eu la chance d'être découverte par un oncle qui l'a aidée. Par la suite, elle a été la première femme de sa communauté à suivre des études universitaires, en microbiologie et physiologie.

L'association en elle-même.
En 1997, Bogaletch Gebre est revenue dans sa région natale où elle a fondé KMG-Ethiopia. Je qualifierais cette association de semi-généraliste dans mon propre langage et je vais vous expliquer pourquoi.
Elle est généraliste dans le sens où elle s' "attaque" à tous les pans des droits des femmes, des discriminations qu'elles subissent. L'association lutte bien évidemment contre les mutilations génitales, les violences faites aux femmes. Elle travaille aussi dans le domaine de l'éducation des filles, la construction de société économiquement viables. Je ne vais pas tout citer mais la liste est longue et finalement, tout ce qui touche de près ou de loin les femmes dans leur vie quotidienne rentre dans le champ d'activité de l'association.
D'un autre côté, elle n'est pas vraiment généraliste car elle n'est présente qu'en Éthiopie, et uniquement dans certaines régions. Mais rien n'est inscrit dans le marbre puisqu'au départ, elle se concentrait sur les mutilations faites aux femmes et a élargi son champ d'actions par la suite alors peut être par la suite essaimera t'elle vers d'autres régions d’Éthiopie, voire tout le pays.

Quand on regarde le travail effectué depuis 20 ans, les résultats sont là : par exemple, sur l'excision, dans les régions où l'association travaille, le taux de filles mutilées est passé de quasi-100 % à 3 % ... Des arbres ont été replantés pour préserver les bassins versants et les ressources naturelles, des ponts, des écoles ont été construites. Les femmes savent désormais qu'elles ont des droits et vont au tribunal pour faire punir les auteurs de violences à leur encontre et par ailleurs, les tribunaux réservent des jours uniquement pour traiter ces problèmes.


Voilà, maintenant que vous en savez plus, j'espère voir arriver les premières participations. Un petit Cat's Hours pour fêter ça ?

La cagnotte est par ici :

Commentaires

  1. Je suis heureuse que tu nous en dises plus! L'histoire de la fondatrice de cette association m'a inspirée mon texte pour ces Cat's Hours. Je t'envoie un mail dans la journée pour la commande de confitures.
    Je t'embrasse et merci pour cette belle initiative.

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    1. Oui, il fallait que j'en dise plus et l'histoire de la fondatrice est géniale et inspirante !!!

      Je t'embrasse également

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