Sardaigne - Costa Smeralda au lac de Coghinas


Depuis le temps que nous vivons sur l'île, nous n'avons jamais mis les pieds en Sardaigne. N'y voyez aucun chauvinisme mal placé, nous en avons entendu beaucoup de bien. Mais nous n'avons jamais mis les pieds en Sardaigne. Quelle hérésie, les copines qui vivent à Paris ou Perpignan y vont et nous, non ... Je ne sais pas pourquoi, en fait, nous n'avons pas franchi le pas. Sauf qu'à force de voir passer des supers photos, des articles ravis, l'envie a commencé à nous titiller. Surtout qu'il paraît qu'une compagnie maritime ouvre des liaisons entre les deux îles. Alors on regarde, on étudie la chose. On râle sur les prix pratiqués et les jours des liaisons, qui ne sont pas pratiques hors saison. Et puis finalement, on voit que sur Bonifacio, il y a des rotations toutes les heures.

On attend d'être sûrs de la météo et une semaine avant la date retenue, on réserve nos billets de bateau (non, on n'a pas une préférence manifeste pour le bateau, juste, il n'y a pas de liaison aérienne entre les 2 îles), au départ de Bonifacio. Pour la proximité, on repassera. On craint pour le temps de trajet : en cette fin mai, on n'est plus sûrs de rien. Excusez moi, on est sûrs d'une chose : que la mer sera belle ... Mais la route, c'est une autre histoire.

Et finalement, le mercredi de l'ascension, nous embarquons en fin d'après-midi. Une heure plus tard, nous sommes à Santa Teresa di Gallura et nous recherchons un endroit pour passer notre première nuit. Ce sera au milieu des immortelles.


Et le spectacle du lever de soleil est assez sympa ...


Jeudi matin, nous partons à la découverte de la Costa Smeralda, notre première vraie prise de contact avec l'île. Qu'allons-nous trouver ? J'avoue qu'étrangement, je pensais voir des paysages assez similaires à ceux que je côtoie quotidiennement et peut être est-ce pour cela que nous ne sommes pas encore venus. Après tout, les deux îles ne sont éloignées que de quelques kilomètres et, entre Bonifacio, les Lavezzi, les îles de la Madeleine et Santa Teresa, elles se mélangent ... Finalement, la côte est très découpée mais aussi très bâtie. Chaque crique abrite son port, même la plus petite et la plus étroite. Le bétonnage est passé par là. C'est dommage, ça pourrait être splendide. 

Une petite halte aux Vecchie Saline, un petit étang fort sympathique pour lequel j'ai un véritable coup de cœur. 





On reprend la route, passons quelques instants sur une des petites plages proches de Liscia Ruja, sauvage. Comme quoi, même sur cette côte, on arrive à trouver des coins encore à peu près sauvages.



Après un pique nique sur une plage venteuse, nous passons Olbia et prenons la direction du centre et du Lago del Liscia. En quelques minutes, nous trouvons une Sardaigne plus authentique, moins tournée vers le tourisme de masse. Les champs sont entretenus, le liège exploité et la végétation cramée par le soleil. Je commence enfin à être charmée par l'île et les différences avec sa voisine. Au lac, nous allons voir deux oliviers énormes, vieux de plusieurs siècles, à priori les plus vieux arbres d'Europe. Ils sont à proprement parler impressionnants.







Les villages sont colorés mais, en bons villages méditerranéens, désertés aux heures où nous y passons. Nous pensons prendre jeudi matin quelques instants pour visiter Luras qui nous semble très joli. Cependant les aléas du voyage en décideront autrement puisque finalement nous descendons au Lago del Coghinas pour passer la nuit. Il nous offrira le coucher de soleil le plus extraordinaire que j'ai pu voir, teintant l'air de couleurs violettes.



Commentaires

  1. Je ne suis jamais encore allée en Sardaigne mais bientôt, j'espère!

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    1. Si tu as l'occasion : n'hésite pas. Et de chez toi, c'est sûrement moins compliqué que de chez moi (en tout cas moins cher, c'est sûr) ...

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