Le jour où le temps est devenu fou

On vient tout juste de passer la moitié de 2017, il serait peut être temps de faire un petit point météo, vous ne trouvez pas ? Surtout que, je ne sais pas pour vous, mais moi je la trouve bizarre cette année, comme si le temps était devenu fou, à fond dans les extrêmes ...

Je vais vous faire un topo rapide de ce qu'il s'est passé ici ces six derniers mois et après on en reparlera. On a commencé l'année dans le froid : début janvier, les étangs sur les côtes corses gelaient ... on n'avait pas vu ça depuis des décennies. On a enchainé sur la neige : 1m, 1.50m par endroits, et elle est tombée bas ... pareil, pas vu ça depuis des lustres, c'étaient les étudiants à Corte qui étaient contents ! Nous aussi et, pour la première fois depuis plusieurs années, on a pu aller à la luge avec les enfants.

Puis on a enchainé sur la pluie : des litres et des litres d'eau. C'est bien simple, chaque fois que je tentais de descendre à Porto-Vecchio, la ville était sous l'eau. Je n'avais jamais vu le Stabiacciu aussi gros, en 8 ans de vie locale. Sur certains secteurs du département, il est tombé près de 1000 mm d'eau en 3 jours !

Et puis ? Plus rien, le soleil est revenu. Il a cessé de pleuvoir. Totalement. Et aujourd'hui, les cailloux dans les lits des rivières réclament à boire : les niveaux sont au plus bas depuis qu'on les mesure. On est début juillet, la situation est très préoccupante puisqu'on n'attend pas de vraie pluie avant plusieurs mois (Novembre ? Décembre ? Quelle force auront elles ?).

Bref, une année dans les extrêmes. Une année qui donne l'impression que le climat est devenu complètement fou, fou à lier. On pourrait dire que c'est exceptionnel, qu'il y a déjà, par le passé, eu des années étranges et qu'il ne faut pas s'alarmer. Franchement ? Je n'y crois pas. Je n'y crois pas parce-que, depuis 8 ans que je vis ici, je le vois changer, inexorablement, le climat : la saison des pluies qui arrive de plus en plus tardivement (en 2009, c'était en septembre ; en 2016, fin novembre) et qui est de plus en plus courte, la neige qui désormais ordinairement déserte les sommets, même les plus hauts, l'hiver.

Mais, pour certains, il n'y a pas de changement climatique.

L'absence de neige, en montagne, n'est pas qu'une histoire de bourgeois qui ne peuvent plus aller skier. L'absence de neige en montagne (ou la neige qui fond brutalement comme cette année), c'est aussi une réserve en eau douce et potentiellement potable qui disparait pour des populations entières. Nous n'avons pas de neige ? On ne sait pas comment NOUS boirons cet été ni cet automne parce que l'eau arrive de plus en plus tard et que les barrages sont vident de plus en plus tôt. C'est vrai en Corse mais c'est aussi vrai ailleurs, rassure toi.

Alors, vois-tu, moi, quand j'entends certains nier les changements climatiques, je saute au plafond, un peu plus haut chaque année qui passe, et ça fait mal à la tête, à force.


Commentaires

  1. quand nous sommes allés à la mer de glace, où il est indiqué la hauteur du glacier... sa fonte surtout... on ne peut pas nier le réchauffement... le bordel climatique. C'est effarant. Effrayant. Bon, pour ce qui est de la météo du moment... je trouve les hivers plutôt doux... trop... il a gelé quelques jours... sur des semaines d'hiver... ça fait peu. Je trouve qu'il pleut peu... trop certains jours mais peu de manière générale... en tout cas depuis que je suis en France .

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