Sardaigne : A la recherche des grottes perdues

Je reprends la narration de notre périple Sarde (les premiers épisodes sont ici et ), brutalement interrompue par la trêve estivale.


Le vendredi soir, nous n'avons pas trouvé de coin vraiment sympa pour planter notre tente et nous sommes finalement rabattus sur un camping à Cala Gonone. Passée la "déception" de ne pas faire notre périple intégralement en camping sauvage, nous sommes quand même contents de passer notre nuit là : douche, toilettes et proximité du point de départ pour la promenade nous ont tout fait oublier.


Et d'ailleurs, ce samedi matin, nous sommes les premiers au départ de la promenade : au programme, les "Grotte del Bue Marino", par la terre. En effet, j'ai cru comprendre que c'était possible et ça nous fera du bien de marcher, après deux jours de voiture. Le problème est que nous sommes partis en Sardaigne sans vraiment nous préparer, un peu la tronche de travers. Et entre autres choses, nous n'avons pas de carte ou d'impression pour avoir notre itinéraire (ce que nous avons toujours d'habitude en randonnée). Ce qui fait que nous commençons la galère dès le début, en nous trompant une première fois de chemin. Nous pensons récupérer notre erreur rapidement en trouvant un beau sentier, avec un panneau. Et, confiants, nous marchons sur ce sentier en attendant avec impatience de trouver celui qui partira vers la gauche, pour les grottes.





2 heures, 5 km, les réserves d'eau à moitié vide, les enfants fatigués et les parents agacés, plus tard, nous nous demandons tout de même si nous n'aurions pas loupé le sentier pour les grottes, surtout que si l'on regarde les cartes (pas précises) que l'on a, elles semblent vraiment proches de la fin de la route. Nous faisons demi-tour et essayons encore de les trouver. Au bout du compte, nous trouverons un sentier qui semble y mener mais en l'absence de panneau indicateur, au vu de l'heure déjà tardive, de nos réserves en eau relativement basses et de l'état de Catboy, nous décidons de rentrer à la voiture et de regarder plus précisément dimanche soir, à la maison, cette histoire qui commence à nous agacer.



Il s'avèrera qu'elles sont effectivement accessibles à pied, qu'il s'agissait du sentier que nous avons repéré au retour, très près du départ de la promenade. Cependant, à priori, il est censé être indiqué par un panneau indicateur (photos sur d'autres blogs à l'appui) alors que nous n'avons pas vu ce panneau en bois. De plus, des cailloux en barraient l'entrée. Peu avant les grottes, il y aurait des pontons en bois pour traverser les falaises. Étant donné que les grottes ne sont plus indiquées par la terre, nous ignorons si les passages délicats sont toujours équipés ... Un doute existe donc sur la possibilité actuelle de les rejoindre à pied.


Nous retournons à la plage de la veille, où nous avions passé un si bon moment. Mangeons et décompressons. 


Après cette pause salutaire, nous traversons l'île d'Est en Ouest, en direction d'Alghero. Après cette dure journée, les enfants sont crevés et dorment une grande partie du trajet. Nous ne nous mettons aucune pression pour le soir : si nous trouvons un coin sympa du premier coup, nous nous y arrêtons, sinon, ce sera camping ...


Le lac de Cuga n'a pas de barrières, aucun équipement pour accueillir du monde, touriste ou sarde. Mais il sent bon l'authenticité, avec ses pêcheurs venus passer une après midi en famille. Il nous tend les bras en criant : "Venez passer la nuit sur mes rives !". Nous répondons positivement sans hésiter. Les enfants, reposés joueront calmement et se construiront des histoires au bord de ce lac.

Des instants hors du temps qui conservent, des mois après une douceur dans le palet et la tête.



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