Quel est ce pays où l'on viole impunément des enfants ?

C'est l'histoire d'une enfant de 11 ans. Ses petits frères sont des boulets qui ne font que l'embêter, de toutes façons, elle n'en voulait pas de petits frères. Ses parents sont bien gentils mais ils ne comprennent pas grand chose. Et puis un jour, on ne sait pourquoi, la goutte d'eau qui fait déborder le vase sans doutes, elle en a marre. Marre de ses frères (plus que d'habitude), marre de ses parents qui ne veulent pas comprendre que ses frères sont des emmerdeurs.
Alors, elle décide de partir de cette maison. Elle part vers des contrées plus accueillantes, une maison où on l'aime et où on la choiera à sa juste valeur. Une maison où on la comprendra. Elle part chez ses grands-parents, en chaussons. Elle se dit que pour faire ce chemin, elle aurait peut-être dû prendre des chaussures un peu plus adaptées que ses pantoufles. Et puis elle se demande comment elle fera pour traverser le tunnel non éclairé qui l'attend. Mais sa décision est prise et elle ne rebrousse pas chemin.

Elle n'a pas fait un kilomètre qu'une voiture la double. Puis ralentit. S'arrête et enclenche la marche arrière. Elle a un peu peur car on lui a dit de se méfier des inconnus. Pourquoi ? Elle ne le sait pas vraiment mais il faut se méfier des inconnus. Alors, elle fonce vers le bas-côté se cacher. Mais elle voit qu'il y a aussi une femme dans cette voiture, et ils sont tous les deux jeunes. Alors elle est rassurée cette enfant. Les femmes et les jeunes ne sont pas méchant.e.s avec les enfants. Et elle monte dans la voiture et donne l'adresse de ses grands-parents.

Un tout petit quart d'heure plus tard, à peine leur porte franchie, ces traitres appelleront leur fille pour lui dire que la merdouille vient d'arriver chez eux. Elle mangera entre son grand-père et sa grand-mère qui lui feront la morale et lui raconteront leurs souvenirs de parents.

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L'histoire se termine bien. Quelques années après, les parents apprendront qui était ce jeune couple qui a ramené leur fille saine et sauve.

L'enfant a grandi et se rappelle de temps en temps à l'adulte, la mère, qu'elle est devenue. La femme regarde cette enfant avec tendresse et se dit qu'elle est bien naïve cette môme. Qu'elle est jeune et fraiche. Innocente. Et puis elle tourne le regard vers sa fille et prend son œil de mère : non, l'enfant n'était pas naïve, pas plus naïve que n'importe quel autre enfant. Pas plus que sa propre môme de 8 ans, finalement.

Elle n'était qu'une enfant. Innocente, ignorante des turpitudes des adultes, de ce que ceux-ci peuvent parfois faire.

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Alors, cette femme explose littéralement quand elle lit les informations sur Internet. Quand elle apprend que le parquet reclasse un viol sur une enfant de 11 ans en atteinte sexuelle sur mineure. Quand, deux mois plus tard, elle apprend qu'un porc a été relaxé en appel pour un viol sur mineur.
Je suis désolée pour les porcs, ils ne méritent pas d'être comparés à ces salopards.
D'après la loi française, le viol se définit comme suit :
Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol.

Dans ces deux cas, on parle d'enfants qui ont suivi des adultes et qui ont été violées par eux. La justice française estime que ces enfants de 11 ans étaient consentantes parce qu'elles ont suivi leur agresseur. On parle de mômes de 11 ans. 11 ans, bordel !!!

A 11 ans, on joue à la marelle, à la corde à sauter. On pense qu'on est bien mieux en vacances qu'à l'école. Et les garçons sont tous bêtes. A 11 ans, on suit un adulte sans trop se poser de questions
A 11 ans, on ne sait pas ce que c'est qu'une relation sexuelle. On est donc surpris-e quand cela arrive. A 11 ans, on ne peut dire non à un adulte. Ce non est déjà si difficile à faire entendre quand on est soi-même adulte, dans une "relation d'égale à égal", comment le faire entendre quand on n'a que 11 ans et que l'autre en a 22 ?

Rien que ça, ça devrait permettre de les condamner, sans même avoir à définir un âge minimum en dessous duquel la victime sera, de toutes façons, considérée comme non consentante !

Je ne comprends pas ce pays qui arrive à laisser libres, relaxer des violeurs d'enfants, en disant que les enfants étaient consentants. Je ne peux l'admettre. Ce pays qui se moque et s'offusque si facilement de ses voisins d'outre-méditerranée, des barbares soit dit en passant, qui imposent aux victimes de viols, y compris enfants, le mariage avec leurs agresseurs.

Mais ce pays n'est pas mieux. Il ne vaut rien. Ce pays est barbare. Ce pays me fait gerber.


J'ai l'habitude du billet "humeur" du lundi, héritage des pavés dans la mare de la Mère Cane, sans doutes. Mais là, c'est bien plus que de l'humeur, qu'un simple pavé. C'est une colère, une très grosse colère contre le manque de considération que l'on porte aux victimes, et aux femmes en règle générale. 

Parce-que derrière, il y a le fameux "elle l'a bien cherché" quand même. Non, on ne cherche pas un viol.

Il y a le fameux "un viol, c'est avec une arme, dans une ruelle sombre et mal éclairée". Non, pas forcément.

Parce-que derrière, il y a la "grivoiserie" française qu'il faut accepter et si on s'insurge, on n'est que de petites choses toutes fragiles qui pleurnichent pour un rien. Ou qui, une fois la chose faite, n'assument pas leurs actes.

Et le violeur quand il nie, qu'il dit que sa victime était consentante, il l'assume son acte ? Ou, en plus d'être qu'un connard, un salopard, il n'est qu'un lâche ?

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