Je veux juste vivre, pleinement

J'aurais bien aimé commencer mon année 2018 en te donnant mon avis hautement éclairé sur la tribune au Monde de la semaine dernière. Mais je n'ai malheureusement pas eu le temps de la lire, la décortiquer et m'en faire ma propre opinion. Par contre, je me suis abonnée ce matin-même au fameux journal pour pouvoir la lire cette tribune, ainsi que d'autres articles qui y ont été publiés depuis ... Bref, tout ça pour dire que ce n'est que partie remise.

Du coup, je pense que je vais débuter l'année de manière soft, sur un sujet qui me travaille depuis quelques temps, en fait. Et, pour une fois, ce ne sera ni du féminisme, ni de l'écologie. Ce sera du freestyle (ou lifestyle, je ne sais plus). C'est un point que j'ai lu dans plusieurs articles, dans des commentaires, notamment ici quand je partage des articles sur nos randonnées ou voyages.

Et, comme je veux un peu plus dynamiser cette partie du blog cette année, j'aimerais y revenir, vous livrer ma version à moi.

Mais de quoi je parle au fait ? De cette réflexion, "vous vous fabriquez (on se crée) de jolis souvenirs" ... En soi, il n'y a pas de quoi s'offusquer car, d'une, ça part d'une très bonne intention. De deux, en effet, quand nous partons en vadrouille, en Sardaigne (en mai 2017) ou sur les routes alpines comme l'été dernier, nous nous créons de chouettes souvenirs tous les 4. Des souvenirs faits de rires, de paysages, de gaffes parfois aussi et d'oreilles qui réclament la surdité, de temps en temps ... Des galères comme quand on se prend les orages dans la figure, en pleine montagne ou qu'on ne trouve pas le chemin d'accès aux grottes du veau marin. De l'émerveillement dans les yeux de nos enfants. Des milliers de photos aussi.


Mais, en fait, ces souvenirs, s'ils sont bel et bien là, à postériori, rangés dans des cases de nos cerveaux jusqu'à ce qu'Alzheimer vienne y donner un grand coup de balai, ne sont pas le but initial, l'objectif principal de ces escapades, de ces voyages.

Le but n'est pas non plus de participer à une mode, d'aller voir une destination fort prisée des instagrameurs et autres blogueurs voyage, loin de là. Et, si je n'ai pas Instagram, j'aime bien de temps en temps lire les récits et découvrir les blogs de voyage. Ils donnent des idées, font rêver. Ils permettent aussi de préparer, un peu, le sien de voyage. Parfois, je découvre fortuitement qu'un lieu où j'ai envie d'aller cette année est en fait à la mode depuis quelques temps ... et là, je tourne mon regard vers les Dolomites. Car, oui, on a évoqué l'idée avec l'homme d'y aller l'été prochain lors de notre périple alpin. A voir et à confirmer.

Je n'ai pas pour finalité non plus d'en faire un article ici et un reportage photo sur Facebook. Je le fais, de temps en temps, mais juste pour partager avec vous et mes amis quelques grains de ce que nous avons pu voir et vivre. Le partage, et rien d'autre, pas se vanter, pas faire envie, partager, tout simplement.


Alors, pourquoi faisons-nous ça ? Pourquoi est-ce que depuis mercredi dernier je scrute désespérément le site MétéoFrance à la recherche de la bonne nouvelle (plusieurs jours, avec notamment un samedi et un dimanche au soleil) afin de faire un bivouac ? Pourquoi est-ce que je scrute depuis plusieurs mois les sites de ferries pour le printemps prochain ?

Je veux partir en bivouac un week-end, rapidement si possible, même si cela implique un casse-tête pour être à jour des devoirs. J'ai envie de réaliser ces voyages, de partir sur les routes, avec un trajet préparé à l'arrache 3 jours avant, une voiture chargée en mode Tétris, une tente et des enfants bruyants à l'arrière (et des oreilles qui crient grâce à chaque instant). Pourquoi ? Parce-que j'adore vivre ces instants. Parce-que l'homme fonce avec moi. Parce-que les mômes aiment camper et découvrir, essayer de faire traverser une tortue ou compter le nombre de chamois, bouquetins et autres marmottes qu'ils ont vus.

En fait, notre richesse ultime, ce ne sont pas ces souvenirs que l'on se crée, ni même les photos que l'on rapporte. Ce sont ces instants que l'on vit. Je ne souhaite pas voyager pour me créer des souvenirs mais juste Vivre, avec une grande majuscule sur ce V. Casser le quotidien pour mieux s'apprécier et s'aimer, pour mieux profiter de chaque instant qui nous est donné. Le premier semestre 2018 (et l'année d'une manière générale) ne s'annonce pas simple alors grappiller, voler des instants de vie, a une saveur inestimable !


Et toi, que cherches-tu ? Te créer des souvenirs ou juste vivre ?

Commentaires

  1. En vivant, on crée des souvenirs...
    Vivre reste l'essentiel, ce qui a du poids, de la valeur. Etre dans l'instant, profiter de ce qui se présente, partager.
    Je te rejoins, vivre c'est ce qui compte.

    Qu'en 2018 vivre soit à l'honneur ma belle.
    Grosses bises!

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    1. Voilà, arriver à être dans le présent et le vivre intensément, c'est l'essentiel. Et on va la vivre cette année 2018, à fond !!!

      Je t'embrasse

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  2. On cherche à vivre et par conséquent ça crée des souvenirs ! Mais d’un côté on se crée souvent des souvenirs (pas forcément qu’en voyage d’ailleurs) sans l’avoir cherché ! C’est bien pour ça que souvent les pires galères deviennent les meilleurs souvenirs ! Au départ on ne cherche pas les galères mdr

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    1. Comment ça au départ on ne les cherche pas les galères ? On m'aurait menti, à l'insu de mon plein gré ? 😅
      Blague à part, oui, c'est vrai qu'au final les grosses galères donnent dans les meilleurs souvenirs, ceux qui resteront le plus longtemps 😉

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  3. C'est vrai que c'est rigolo cette ambiance "il faut se créer des souvenirs" comme si le plus important était les photos que tu ramènes de vacances et pas le moment que tu vis en lui-même. Peut-être un effet des réseaux sociaux...

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    1. Je ne sais pas d'où ça vient cette ambiance aux souvenirs. Je l'ai vue apparaitre assez récemment mais elle est bien là. Réseaux sociaux ? Envie de donner un mot à la richesse que procurent ces moments ?

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