Carnet de voyage en Méditerranée : Sardaigne occidentale


Cela fait un an que nous en avons eu l'idée, des mois qu'on en parle et des semaines qu'on le prépare, le rêve et l'attend impatiemment ce voyage. En ce beau dimanche d'avril, l'heure du départ a enfin sonné ... Sur les chapeaux de roue, juste un peu plus tôt que prévu, suite à l'annulation de dernière minute de notre bateau et notre mise en sur-booking sur le précédent.

A Bonifacio, on embarque direction la Sardaigne et, pour commencer, la fameuse plage de Rena Majore que nous avions découverte en 2017, quand nous attendions notre bateau retour. Elle est toujours aussi belle et les enfants font leur premier bain de l'année, courent dans les dunes. Nous y passerons notre première nuit, fantastique, à la belle étoile.






De Castelsardo au Capo Falcone
Les premières heures de ce périple sont un peu une mise en jambe, en fait. Car, après Rena Majore, nous filons sur Castelsardo, pareillement entraperçue, de loin sur le chemin du retour. La ville avait l'air belle, et colorée, et l'étape avait été notée dans la tête de la gentille organisatrice, dans la rubrique "A faire absolument".
Le château plait beaucoup aux enfants, surtout Catboy, qui tombe amoureux des catapultes et autres béliers exposés. Puis nous pratiquons mon sport favori : déambuler dans le strette des villes italiennes ... Depuis les remparts, nous observons quelques dauphins.


 

Nous partons ensuite en direction du Capo Falcone, point de départ pour les îles de l'Asinara qui abritaient à une époque une prison de haute sécurité mais aujourd'hui sont un des nombreux parcs sardes. Elles abritent une population d'ânes albinos. Nous les observons de loin : le détour n'est pas prévu pour cette fois. Ce sera pour le prochain voyage en Sardaigne. En attendant, nous promenons un peu au milieu des restes d'un ancien volcan.



D'Alghero à Is Arutas, en passant par la SP 49.
Un peu comme aux states, avec la route 66, il y a en Sardaigne quelques routes célèbres pour les paysages qu'elles offrent. Parmi celles-ci, la SP 49 relie Alghero à Bosa. Je ne l'avais pas vue celle-là lorsque j'ai préparé le voyage et notre itinéraire : nous devions voir Bosa, nous étions au-dessus d'Alghero, nous devions l'emprunter. Ce fut donc une magnifique surprise de longer cette côte extrêmement sauvage et escarpée qui offre des paysages à couper le souffle !!! Loin de ce que nous connaissions jusque là de la Sardaigne : une île anthropisée, occupée soit par le béton malheureux, soit par les cultures diverses et variées. Bref, une magnifique surprise que cette route.
 

Bosa est une charmante petite ville médiévale, avec un château, un peu plus en ruines que celui de Castelsardo, au sommet de la colline. C'est jour de marché et nous en profitons pour faire le plein de tomates, fraises et fromage.




Étang de Cabras et site de Tharros
Trois jours que nous voyageons et il est grand temps de varier les plaisirs, sinon, ils vont nous rendre chèvres ... Nous changeons donc complètement de décors et de période de l'histoire. Après les côtes rocheuses et l'époque médiévale, nous arrivons dans une zone d'étangs, de culture de riz et sur un site archéologique, datant de l'époque phénicienne, le site de Tharros. Pour Batgirl et Catboy, c'est un premier contact qui nous semble assez simple avec l'histoire puisque tout se tient sur quelques hectares. Il permet d'appréhender un peu la ville romaine et les réutilisations dans le temps. Malheureusement, le site est peut-être un peu trop en ruine ou la lune n'est pas alignée avec les bonnes étoiles et ils ont du mal à s'intéresser à ce qu'ils voient.





Sur les étangs, nous nous essayons à l'observation ornithologique. Et si Batgirl s'applique bien avec ses jumelles à essayer de regarder les oiseaux, voir des flamants roses, Catboy est plus occupé à établir sa future maison dans une tour ...




 
Piscinas et sites miniers de Montevecchio
En fait, on ne devait pas faire de vestiges miniers mais plutôt aller visiter une grotte mais en descendant la veille au soir à notre camping, on s'est un peu rendu compte que des fois, les sardes ont fait appel à des ingénieurs de la DDE Corse pour tracer leurs routes. Nous avions en tête les belles routes du nord et pensions que c'était une généralité sur l'île et bien pas du tout ma brave dame ! Dans le sud-ouest, les routes ressemblent drôlement à ce qu'on peut trouver sur notre île, voire parfois pire (mais si, mais si, c'est possible) : hyper-sinueuses, petites et on met 1 h pour faire 30 km, voire plus si en fait de route, on a une piste ... Bref, sur la carte, les dunes de Piscinas et ma grotte ne sont pas très éloignées les unes de l'autre, sur le terrain, c'est une toute autre histoire. Et en constatant le temps de trajet motorisé que nous aurons d'un point à l'autre, on se dit que marcher en pleine après midi pour les grottes, ça ne sera juste pas possible.
Comme nous avons trouvé un camping ouvert, tout en bas, à côté de Piscinas, on annule la grotte : une prochaine fois ? On revoit donc notre copie et, nous nous promenons dans les dunes, que beaucoup surnomment le petit Sahara. Les enfants s'éclatent à courir dans le sable, observer les traces de serpents et de lapins.




Puis, nous décidons de visiter la région et d'aller à Montevecchio par ... la piste. Il s'agit d'une ancienne région minière où les mines ont été exploitées depuis les romains jusqu'aux années 1980/90. L'ambiance est assez spéciale et on est très loin du tourisme de masse qui nous avait refroidis dans le nord de l'île. Je mettrais une mention particulière à la plage de Funtanazza où nous avons pique-niqué le midi : elle avait été aménagée en colonie de vacances pour les enfants des mineurs de la région, aujourd'hui tout est abandonné.


 
Ce soir, au vu de la météo peu favorable, nous décidons de nous dénicher un agriturismo, gîte rural où nous serons un peu au sec ...

 
Presqu'île de Sant'Antioco et Cagliari
Le petit déjeuner à l'agriturismo a été gargantuesque et on a ainsi découvert la pâtisserie sarde qui, finalement, n'est pas si sucrée qu'on le croyait. Les enfants se sont régalés de biscuits et nous du gâteau à l'orange qu'elle nous a servis.
Après ça, nous visitons tranquillement l'île, avec des pauses régulières pour admirer les paysages mais pas vraiment de promenade : chaque fois que nous tentons de marcher un peu, il se met à pleuvoir. Pluie qui, bien entendu, stoppe dès que nous remontons dans la voiture : elle ne fait que coller la poussière. On est sur une île d'origine volcanique avec une côte rocheuse bien découpée et escarpée. On est dans une région sauvage qui promet de belles randonnées et promenades. Comme une envie d'y retourner, un peu plus longtemps, pour mieux l'explorer. Mais nous ne pouvons pas trop nous attarder : ce soir, nous devons prendre le bateau à Cagliari et il nous reste de la route.




 
Nous prenons quelques minutes à Porto Botte, sur la Sardaigne, face à Sant'Antioco. Il y a ici quelques flamants roses à observer. Puis, nous partons à Cagliari, par la route principale. Une visite rapide de la ville, dont la cathédrale (ce qui est une première pour les enfants) qui mérite sûrement plus de 2 h mais une épreuve particulièrement ardue nous attend : le port de Cagliari et l'embarquement ...

Je n'en dirai pas beaucoup de cet embarquement mais il faut juste savoir qu'il ne faut pas être stressé : il y a plein de bateaux sur le port, aucun panneau qui t'indique où aller selon la destination et on te dirige vers un ferry dont le nom est écrit en ... grec (logique puisque nous allons en Sicile). Au bout d'un moment, on finit par se laisser faire, en se demandant tout de même si demain nous débarquerons à Palerme ou Athènes ? Affaire à suivre ...

 

Commentaires

  1. Tes photos sont sublimes! Les paysages splendides.
    Un voyage qui vaut le détour.
    Merci de partager avec nous.

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    Réponses
    1. Oh que oui, le voyage en valait la peine !!! Les paysages étaient superbes et je ne me lasse pas de regarder les photos ;) Hâte de pouvoir repartir, même si ce n'est pas pour tout de suite ...

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